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Un titre des pilotes pour sauver une drôle de saison

Seul un titre pilotes peut désormais sauver la drôle de saison de McLaren-Mercedes. Il lui ferait passer le goût amer de l'exclusion du championnat constructeurs et avaler la pilule d'une amende record de 100 millions de dollars pour espionnage. Mais sur ce terrain aussi, la bataille avec Ferrari continue de faire rage après le doublé de la Scuderia en Belgique dimanche. La Scuderia est désormais assurée du titre constructeurs après l'élimination de son principal concurrent, qui peut faire appel mais dont le patron Ron Dennis a indiqué qu'il proposerait au Conseil d'administration d'en rester là.

18 sept. 2007, 12:00

Vainqueur en Belgique, Räikkönen est revenu à 13 longueurs de Hamilton, 4e à Spa-Francorchamps mais toujours leader avec deux points d'avance sur Alonso (3e dimanche). Massa, 2e dimanche, est à 20 longueurs et sa tâche demeure très compliquée. Surtout qu'il y a fort à parier que le patron Jean Todt décide de favoriser un pilote - comme ce fut le cas sous l'ère Schumacher - pour mettre le maximum de chances du côté de l'écurie italienne. Pour le moment, Todt refuse d'évoquer cette éventualité, arguant qu'un appel de McLaren modifierait tout au niveau des pilotes car son intérêt à lui, en tant que patron de la Scuderia, est celui de l'équipe.

Chez McLaren-Mercedes, même s'il le voulait, Ron Dennis aurait beaucoup de mal à faire appliquer une stratégie d'équipe, tant ses pilotes semblent lui échapper. Même son protégé Hamilton lui a désobéi en Hongrie, provoquant un déluge de soucis et de sanctions sur l'équipe. Si bien qu'il est très peu probable que Hamilton ou Alonso accepte de faire le jeu de son meilleur ennemi. Pour preuve leur passe d'armes au départ du GP de Belgique dimanche. De quoi donner quelques cheveux blancs supplémentaires à Dennis...

D'ailleurs, Hamilton n'a pas manqué de lancer une pique à son coéquipier. «Pour quelqu'un qui se plaint toujours de pilotes effectuant des man?uvres douteuses (réd: la violente altercation Alonso-Massa après le GP d'Europe sur le Nürburgring), il m'a déporté autant qu'il a pu. J'ai eu de la chance qu'il y ait cette ère de dégagement», racontait le Britannique dimanche soir.

Désormais décidé à se placer au-dessus des polémiques pour ne pas dévier de son objectif mondial, Alonso, lui, commentait calmement la situation: «Le championnat est toujours aussi ouvert, rien n'a changé. J'avais trois points de retard et j'en ai maintenant deux. Je veux gagner les trois dernières courses et si je le fais ce sera suffisant, même si j'avais quatre points de retards sur Hamilton.»

Les deux pilotes McLaren quittent l'Europe quasiment à égalité en tête du championnat. Mais sur les trois derniers circuits de la saison, deux - Chine et Brésil - sont réputés favorables à Ferrari car correspondant aux caractéristiques d'Istanbul et de Spa-Francorchamps où les F2007 ont été irrésistibles. «Nous avons progressé par rapport à la Turquie: les Ferrari étaient plus rapides que nous, mais nous nous sommes un peu rapprochés, notait Alonso dimanche soir. Les prochains circuits leur conviennent, mais nous espérons pouvoir lutter.»

Avant d'aborder les deux ultimes courses de la saison, la F1 se rendra au Japon, non pas à Suzuka mais au Mont Fuji où personne n'a de repères. «Je ne sais même pas à quoi ressemble le circuit, avoue Räikkönen. J'ai entendu dire qu'il conviendrait peut-être moins à Ferrari.» Quoi qu'il en soit, Alonso n'écarte pas la menace du Finlandais. «Si Kimi gagne les trois dernières courses, que ce soit Lewis ou moi nous devrons finir deuxième ou troisième, sinon nous perdrons trop de points. Mais quoi qu'il arrive, il faudra finir ces courses, car un abandon dans l'une d'elles et c'est bye-bye le titre!» / si

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