Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Trois écuries en pole

Renault, Ferrari et Mc-Laren-Mercedes se placent comme favoris de la saison de Formule 1. Honda menaçant. Les changements de règlement et une motorisation plus faible pourraient modifier la donne Fernando Alonso et Michael Schumacher l'ont prédit: le championnat du monde 2006 de Formule 1, qui commence dimanche avec le GP du Bahreïn, se jouera entre Renault, Ferrari et McLaren. Mais il faudra également compter sur Honda, nouveau venu aux dents longues.

07 mars 2006, 12:00

Renault veut confirmer sa saison historique 2005 au terme de laquelle l'écurie au losange a remporté ses premiers titres en pilotes et en constructeurs. Il s'agit notamment de prouver au président directeur général de la marque française, Carlos Ghosn, que la F1 est un bon investissement car Renault gagne. Mais il faudrait également faire regretter à Fernando Alonso son départ, déjà annoncé, en 2007 chez le grand adversaire de 2005, McLaren-Mercedes.

Retrouver le sommet

Pour les Flèches d'argent, dont les pilotes Kimi Raikkonen et Juan Pablo Montoya savent déjà que l'un d'eux sera remercié en fin de saison pour laisser un baquet à Alonso, il s'agit de remonter sur la plus haute marche du podium final.

McLaren-Mercedes n'est pas parvenu à remporter le moindre titre mondial depuis la couronne pilotes de Mika Hakkinen en 1999. Mais par deux fois au moins, Raikkonen fut à deux doigts d'inscrire son nom au palmarès: en 2003, où Michael Schumacher fut sacré lors de l'ultime Grand Prix, et l'an dernier, où la MP4-20 était la plus rapide des monoplaces, mais aussi l'une des plus fragiles.

Honda menaçant

Une rumeur de plus en plus tenace fait cependant état du prochain transfert de Raikkonen chez Ferrari (lire encadré). Alors, en attendant 2007 et la manne du nouveau parraineur - un opérateur de téléphonie débauché à Ferrari - remplaçant le cigarettier parti à l'été 2005, la saison 2006 pourrait n'être que transitoire chez l'écurie anglo-allemande.

Les changements de règlement, nouveau format de qualifications et surtout réintroduction des changements de pneus en course interdits la saison dernière, pourraient jouer en faveur des «Rouges».

Mais si ces trois écuries et leurs pilotes vedettes - Schumacher, Alonso et Raikkonen - se présentent a priori comme les favoris du plateau, au vu des essais hivernaux, il faudra également compter avec Honda et son duo Rubens Barrichello (transfuge de Ferrari) et Jenson Button (conservé après de difficiles tractations avec Williams).

Moins de chevaux

Cette saison verra également le retour à une motorisation qui se veut plus sage: un V8 de 2,4 litres en remplacement des V10 de 3 litres. Perte estimée de 20% de puissance pour redescendre à 700-750 chevaux. Seule l'écurie Toro Rosso, la soeur de Red Bull après le rachat de Minardi par la société autrichienne productrice de boisson énergétique, a choisi de conserver un moteur à dix cylindres bridé.

En fond de grille, les places devraient se jouer entre Toro Rosso, Midland, la toute première écurie de F1 sous licence russe, qui apparaît pour la première fois sous ses propres couleurs - après le rachat début 2005 de Jordan -, et Super Aguri.

BMW Sauber devrait à nouveau se situer vers le milieu du classement. L'écurie anciennement entre les mains du Zurichois Peter Sauber a engagé l'Allemand Nick Heidfeld en remplacement du Brésilien Felipe Massa, parti chez Ferrari. Jacques Villeneuve a été conservé.

La dernière de Michelin

Par ailleurs, 2006 sera la dernière saison - pour le moment - du manufacturier français de pneumatiques Michelin. Au terme d'une querelle cristallisée lors du dernier Grand Prix des Etats-Unis, où Michelin avait demandé à ses sept écuries partenaires de ne pas faire courir leurs 14 monoplaces pour des raisons de sécurité, la Fédération internationale a pris la décision d'instaurer un manufacturier unique en 2008. Et Michelin a pris les devants en annonçant son retrait au terme de la saison 2006. / si

Votre publicité ici avec IMPACT_medias