Trois questions à Roger Federer

No 1 mondial et papa comblé avec ses jumelles, le Bâlois aborde aujourd'hui à Cincinnati contre Jose Acasuso son dernier tournoi avant l'US Open, où il visera un sixième titre d'affilée.
02 août 2015, 18:48

1 - Est-ce important de bien figurer à Cincinnati en vue de l'US Open, dernière levée du Grand Chelem, qui débutera le lundi 31 août à New York?
Ce serait bien, mais ce n'est pas capital non plus. Ce tournoi a souvent été rempli de pièges pour moi. Soit j'ai gagné (réd: 2007, 2005), soit j'ai perdu tôt (réd: il n'a jamais dépassé le troisième tour les autres années). Mon jeu est là pour faire un bon résultat, mais j'ai aussi l'impression que j'ai encore des ajustements à faire pour être à l'aise sur dur. L'an passé, l'US Open a été un tournant de ma saison après avoir eu du mal sur la tournée nord-américaine et aux JO à Pékin. Je suis impatient de revenir à New York, les fans m'avaient aidé à inverser la tendance en 2008.

2 - Comment se passe la paternité? Vous dormez?
Je dors suffisamment, mieux que ce à quoi je m'attendais. Les choses ont changé dans le bon sens. Je suis heureux que Mirka, Myla et Charlene soient avec moi (réd: en Amérique du nord). Ma vie est sympa en dehors des courts. J'ai demandé à Tiger (réd: Woods) comment ça se passait pour lui, il m'a dit: c'est dur (réd: de concilier les deux), mais ce n'est pas impossible, tu vas adorer!

3 - On dit que vous êtes le plus grand joueur de l'histoire. Vous pensez à ça parfois?
Ce qui a été incroyable, c'est l'enchaînement Roland-Garros /Wimbledon. J'aurais bien aimé avoir une pause un peu plus longue entre les deux tournois pour plus savourer le titre à Paris (réd: le seul Grand Chelem qui lui manquait). Mais c'est comme ça. Wimbledon était un rêve, je n'aurais pas pu souhaiter mieux. Et ensuite je suis devenu papa à mon grand plaisir. Pour être honnête, je n'ai pas trop réfléchi à tout ce que j'ai accompli. Ce n'est pas comme si je me baladais dans les rues en pensant que je suis le plus grand de tous les temps... C'est surtout le fait d'être devenu papa que j'avais dans la tête ces dernières semaines. J'aimerais rester au top aussi longtemps que possible et gagner le plus de tournois possibles jusqu'à la fin de ma carrière. Même après 10-12 ans sur le circuit, j'aime être sur le Tour, voyager, jouer devant des publics nombreux. Le Tour est dans une période excitante et je ne veux pas manquer ça!

No 1 mondial et papa comblé avec ses jumelles, le Bâlois aborde aujourd'hui à Cincinnati contre Jose Acasuso son dernier tournoi avant l'US Open, où il visera un sixième titre d'affilée.

1

2

3