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Limites repoussées

Après cinq tentatives infruc-tueuses, Stanislas Wawrinka a gagné le match qu'il devait pour revenir enfin en deuxième semaine dans un tournoi du Grand Chelem. Roi des cinq sets, il s'est qualifié pour les 8es de finale de l'US Open à la faveur de son succès devant l'Américain Robby Ginepri. Ce mardi, Wawrinka (ATP 49) tentera de devenir le troisième joueur suisse, après Heinz Günthardt et Roger Federer, à se hisser en quarts de finale du simple messieurs à Flushing Meadows. Sa tâche ne semble pas insurmontable. Il affrontera l'Argentin Juan Ignacio Chela (No 20), qu'il a battu lors de leurs deux premières confrontations, l'an dernier à New York (6-7 6-4 6-4 6-4) justement et cet été sur la route de sa finale à Stuttgart (6-7 6-4 6-1).

04 sept. 2007, 12:00

En remportant son 8e match en cinq sets - 5-7 6-4 4-6 6-4 6-3 - Wawrinka a permis au tennis suisse de compter, pour la première fois, deux qualifiés pour les 8es de finale du simple messieurs dans un tournoi du Grand Chelem. Federer affrontait, quant à lui, Feliciano Lopez (ATP 60) dans la «night session» d'hier. Accompagner son «leader» aussi loin à New York constitue bien sûr une source de grande fierté pour «Stan».

Encouragé dans son box par Lynette et Robert, les parents de Roger, Wawrinka a peut-être repoussé ses limites sur le plan physique pour renverser le cours de la partie face à Ginepri (ATP 64). Soigné tout d'abord pour des douleurs à la cuisse, il s'est tordu la cheville alors qu'il jouait une... première balle de match. Malgré la douleur, il a pu poursuivre la rencontre pour conclure sur la troisième avec ce coup droit de Ginepri qui heurtait la bande du filet avant de sortir des limites du court.

«J'étais encore chaud. J'ai pu continuer à jouer», lâche Wawrinka. «Je ne suis pas très inquiet dans la mesure où je peux poser le pied par terre et marcher sans grande difficulté. Avec des soins et un jour de repos, cela peut tenir contre Chela». Même si les délices de la victoire sont souvent enivrants, Wawrinka est suffisamment lucide pour, malgré ce discours apaisant, nourrir une inquiétude légitime avant de retrouver Chela. N'a-t-il pas déjà épuisé toutes ses réserves après ce deuxième match en cinq sets?

Le Vaudois aurait pu faire l'économie de ce marathon de 3h39'. Ginepri n'est plus la «terreur» qui, il y a deux ans, avait inquiété Roger Federer à Cincinnati avant de pousser Andre Agassi à la limite des cinq sets en demi-finales de l'US Open. D'une insigne faiblesse à la volée, le joueur de Géorgie n'aurait jamais dû se retrouver aussi proche de la victoire quand il a mené deux sets à un et 4-3 0-30 sur le service de Wawrinka. Mais, le dos au mur, «Stan» a su armer des premières balles imparables pour s'en sortir une nouvelle fois.

«Mon service fut déterminant», reconnaît Wawrinka. «J'ai progressé dans ce domaine en simplifiant mon geste. J'ai le sentiment que je joue de mieux en mieux. Depuis mon retour après ma blessure au genou, je suis devenu un joueur plus complet. Surtout, je gère mieux mes matches.» Si sa cheville ne le tourmente pas, Wawrinka entend le démontrer aujourd'hui contre Chela. «Il faudra que je le «tienne». Chela est un excellent joueur. Mais si le score est serré en fin de set, il a tendance à lâcher. Et quand il lâche, c'est pour de bon...» / si

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