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Juan Martin Del Potro exécute Rafael Nadal

Rafael Nadal (no 3) a concédé l'une des défaites les plus cuisantes de sa carrière en demi-finale de l'US Open. Surclassé dans tous les compartiments du jeu, le gaucher de Manacor s'est incliné 6-2 6-2 6-2 devant Juan Martin Del Potro (no 6).

14 sept. 2009, 09:20

Le joueur de Tandil est, ainsi, devenu le premier Argentin à disputer la finale de l'US Open depuis Guillermo Vilas en 1977. Son adversaire aujourd'hui sera le vainqueur rencontre qui a opposé Roger Federer à Novak Djokovic la nuit dernière. Après Miami et Montréal, Del Potro s'est imposé pour la troisième fois déjà cette année devant Nadal. Il a fait parler tout son punch contre un adversaire qui n'évoluait pas en pleine possession de ses moyens. Touché aux abdominaux depuis le tournoi de Cincinnati, Rafa n'a pas pu se livrer pleinement au service.

Mais même à 100%, Nadal aurait-il pu s'opposer à ce Del Potro qui, à bientôt 21 ans, bouscule l'ordre établi? Avec son avènement, il ne faut plus parler du «big four» qui était composé de Federer, Nadal, Andy Murray et Djokovic. Demi-finaliste valeureux à Roland-Garros devant Federer, l'Argentin ne doit plus nourrir aujourd'hui le moindre complexe d'infériorité face aux quatre joueurs qui ont dominé le jeu ces derniers mois.

«Del Potro pousse le plus souvent son adversaire sur la défensive. Il fonce sur lui comme un train», expliquait dimanche dans les colonnes de «L'Equipe» Bob Brett, le coach de Marin Cilic que l'Argentin avait laminé jeudi en quart de finale. Dimanche, Nadal a pris «l'express de Tandil» en pleine figure. Del Potro n'a pas hésité à jouer le coup droit de Nadal pour s'ouvrir le court sur le côté revers.

Dépassé par le rythme imposé par Del Potro, Nadal aura eu le mérite de se battre jusqu'à la dernière balle. Sa volonté d'abréger l'échange n'a pas résisté à la régularité, la précision et la puissance de son adversaire. Il échoue ainsi une sixième fois, la deuxième fois consécutive au stade des demi-finales, à New York. On le sait, l'US Open est le seul tournoi du Grand Chelem qui ne figure pas à son palmarès. «Je n'ai que 23 ans. J'aurai encore plusieurs occasions de gagner ce titre», affirme Nadal. Mais le «decoturf» de Flushing Meadows avec son rebond bas est un revêtement qui ne se marie pas très bien avec son jeu. Son lift ne prend pas vraiment.

Grand amateur de football, Del Potro est heureux de redonner à New York de belles couleurs au sport argentin après les défaites de la sélection de Diego Armando Maradona. «New York est mon tournoi préféré», clame-t-il. «Le soutien de la colonie argentine m'est précieux.» Quel que soit le nom de son adversaire, il abordera la finale dans la peau de l'outsider comme les chiffres le démontrent. Il n'a jamais battu Federer en six rencontres et Djokovic en trois. Son heure de gloire peut vraiment sonner lundi. /si

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