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«Je n'aurais jamais dû perdre ce match...»

25 juil. 2008, 12:00

Rien ne va plus pour Roger Federer! Dix-sept jours après son échec mortifiant en finale de Wimbledon devant Rafael Nadal, le Bâlois est tombé d'entrée de jeu au Masters-Series de Toronto. Il s'est incliné 2-6 7-5 6-4 devant Gilles Simon (ATP 22).

Cette défaite, la première contre un Français depuis son élimination en quart de finale de l'Open de Monte-Carlo en avril 2005 face à Richard Gasquet, ne lui coûtera pas cette semaine la place de No 1 mondial, qu'il occupe depuis le 2 février 2004. Mais désormais, seul un miracle pourrait lui permettre de conserver son rang avant le début de l'US Open, le 25 août prochain.

La passation de pouvoir entre Roger Federer et Rafael Nadal devrait intervenir le 18 août au lendemain de la finale du tournoi olympique de Pékin. A cette date, Federer perda les 850 points qui avaient récompensé l'an dernier sa finale à Montréal et son titre à Cincinnati. Aujourd'hui, l'écart entre les deux joueurs se chiffre à 770 points. Mais Nadal, qui a signé mercredi un 25e succès de rang en battant 6-4 6-2 l'Américain Jesse Levine (ATP 122), pourrait le ramener à 275 points s'il s'impose dimanche en finale à Toronto. Il pourrait même s'installer sur le trône dans dix jours à l'issue du Masters-Series de Cincinnati si Federer perd à nouveau très tôt dans le tournoi.

«Ce n'est pas la fin du monde. Je dois rester positif», lâchait Roger Federer. «Ce n'est que le début d'une saison sur dur qui va durer jusqu'en avril 2009. Mais c'est vrai que j'aurais souhaité l'entamer d'une autre manière...» Le Bâlois avouait qu'il n'aurait «jamais dû perdre ce match». Il gardera longtemps en mémoire le scénario du troisième set avec cette balle de double-break en sa faveur à 3-1, galvaudée sur une grossière erreur à la volée. «C'était un vrai penalty», reconnaissait Federer. «J'ai payé très cher cette faute. J'avais toutes les cartes en mains pour gagner. A aucun moment, Simon ne m'a surclassé. Perdre ainsi est très décevant.»

Vainqueur la semaine dernière à Indianpolis, Gilles Simon a eu le mérite de relever la tête après un début de match catastrophique. Il fut mené 4-0 après dix minutes de jeu. Mais au fil des minutes, le Neuchâtelois d'adoption retrouvait son jeu très fluide pour exploiter à merveille le manque de régularité du No 1 mondial. Federer a commis 50 fautes directes sur l'ensemble de la partie, dont cinq sur les cinq derniers points. Trahi d'abord par son service, le Balois fut alors complètement lâché par son coup droit en fin de rencontre.

Arrivé samedi à Toronto depuis Dubaï, Roger Federer a peut-être souffert des séquelles d'un décalage horaire de neuf heures. «Je ne considère pas avoir commis une erreur en partant à Dubaï après Wimbledon», affirmait-il. «J'avais besoin de cette coupure.»

En double, Roger Federer et Stanislas Wawrinka disputaient la nuit dernière leur huitième de finale contre la paire Dlouhy-Paes. «Peut-être que le double m'aidera à retrouver le bon timing», espérait le Balois. / si

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