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Federer passe en demi avec la manière forte

Roger Federer s'est qualifié pour les demi-finales de l'US Open. Après deux sets de rêve, le Bâlois a dû cravacher ferme pour éliminer le Suédois Robin Soderling en quatre sets, 6-0 6-3 6-7 7-6. Il attend désormais Novak Djokovic.

11 sept. 2009, 11:19

L'adrénaline monte doucement à New York. Au lendemain du passage en force de Rafael Nadal contre Gaël Monfils, Roger Federer a été, à son tour, le protagoniste d'une «night session» qui restera dans les annales de l'US Open.

Tout en jouant selon son propre aveu «un tennis de rêve», le Bâlois s'est retrouvé à un point d'un cinquième set de tous les dangers contre Robin Soderling (no 12) à... 0h06. Il a su le gagner sur un retour en coup droit «out» du Suédois sur une seconde balle pour s'imposer finalement 6-0 6-3 6-7 (6-8) 7-6 (8-6).

Cette victoire, la douzième qu'il signe devant le Suédois, lui permettra de disputer, demain face à Novak Djokovic, sa vingt-deuxième demi-finale de rang dans un tournoi du Grand Chelem. L'homme qui battra ce record n'est certainement pas encore né. «Il ne s'agit pas du record le plus important de ma carrière. Mais c'est l'un des plus significatif à mes yeux», avoue Roger Federer. On rappellera qu'il n'a plus été battu avant les demi-finales d'un tournoi majeur depuis Roland-Garros 2004 et cette défaite 6-4 6-4 6-4 au troisième tour devant Gustavo Kuerten.

Ce quart de finale face à Soderling, disputé dans des rafales de vent, fut pendant une heure un véritable monologue. Ce fut du très grand Federer. «Je ne l'avais jamais dominé de la sorte», glisse le Bâlois. Incapable de «tenir» le score lors des deux premiers sets, malgré un niveau de jeu très acceptable, Robin Soderling a laissé éclater toute sa frustration en fracassant sa raquette après avoir commis une double-faute à 5-2 15-15 au deuxième set. Avec la même fureur qui avait saisi Roger Federer ce printemps à Miami contre Novak Djokovic.

Ce geste presque de désespoir lui a fait le plus grand bien. Le finaliste de Roland-Garros pouvait se hisser au niveau de son adversaire pour offrir aux spectateurs un «vrai» match qu'ils n'espéraient plus. A la fois relâché et inspiré, il retournait une situation impossible dans le tie-break du troisième set. Il l'a remporté 8-6 après avoir pourtant été mené 4-0...

Comme à Montréal face à Jo-Wilfried Tsonga et comme quatre jours plus tôt contre Lleyton Hewitt, Roger Federer a perdu ainsi un set qu'il n'aurait jamais dû perdre. Ce manque de réalisme a le mérite de lui rappeler une vérité première dans le tennis: un match peut tourner très vite. «Surtout face à un adversaire qui jouait aussi bien», ajoute le Bâlois. «Me retrouver dans un cinquième set sans avoir perdu une seule fois mon service aurait été sans doute dur à avaler. Mais il n'y avait aucune raison de paniquer, dans la mesure où je jouais vraiment très bien.»

Son niveau de jeu fut, en effet, remarquable dans ce vent qui aurait pu rendre fou n'importe quel joueur. Il a notamment servi à la perfection, avec dix-neuf jeux gagnés sur dix-neuf. Ses statistiques dévoilent 66% de réussite en première balle pour un total de 28 aces. S'il conserve le même rythme sur son service ce week-end, le seizième titre du Grand Chelem, le sixième de rang à New York, sera au bout de sa raquette. /si

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