Succès des «revenants»

Alexandre Leuba chez les messieurs R1-R3 et Jade Lavergnat du côté des dames R4-R6 sont les nouveaux champions neuchâtelois indoor. Les finales ont tenu leurs promesses à Marin Les championnats neuchâtelois indoor, c'est un rendez-vous incontournable pour ceux qui veulent retrouver le goût de la compétition en début d'année. C'est le cocktail idéal entre des participants qui ne se prennent pas trop la tête et, malgré tout, des matches qui peuvent atteindre un niveau de jeu très plaisant à suivre. Et dans ce milieu où il n'y a bien sûr aucun joueur professionnel, les petites histoires de la vie prouvent que les hauts et les bas de la vie n'épargnent personne.

16 janv. 2006, 12:00

Dans le tableau messieurs R1-R3, deux pensionnaires du Mail - il y en avait déjà quatre en demi-finales! - s'affrontaient pour le titre. Alexandre Leuba (R1, 27 ans) a pris le dessus sur Pascal Bregnard (R2, 39 ans) sur le score de 6-4 6-3. Et le vainqueur se souvient des débuts de l'amitié qui lie les deux finalistes: «J'ai fait une pause de deux ans sans toucher une raquette. J'en avais un peu marre. Puis fin 2003, après mon école d'officiers, j'ai décidé de reprendre le tennis. Je me suis approché de Pascal et je lui ai demandé s'il y avait une place pour moi en LNC au Mail. J'ai bien progressé depuis deux ans. Avec ce classement R1, je crois que je suis à mon sommet. Ce sera très difficile de passer N4.» Ayant bien transpiré, les deux joueurs enfilèrent des habits secs à l'issue de leur match et Pascal Bregnard, comparant son petit ventre aux abdominaux de son adversaire lâcha avec humour: «On voit tout de suite qui est le vainqueur! Plus sérieusement, je pense qu'avec une meilleure condition physique, j'aurais pu le faire trembler davantage.»

Chez les dames R4-R6, Jade Lavergnat (R5, 19 ans) était de retour aux affaires, puisque son dernier match remontait à juin 2005. Un retour gagnant, car elle s'imposait 6-2 6-3 en finale contre Virginie Anthoine (R4, 14 ans). «J'ai des problèmes de dos qui m'empêchent de trop jouer, racontait la gagnante. Je fais quelques matches pour garder mon classement. J'y prends du plaisir, car je joue sans pression. Ce titre cantonal me motive pour la suite. Je vais sûrement faire un ou deux tournois avant les Interclubs de ce printemps.» Du côté de la jeune finaliste malheureuse, le sourire était aussi de mise: «Par rapport à ma finale perdue lors des cantonaux d'été 2005, j'ai fait pas mal de progrès. C'est toujours mon manque d'expérience qui me coûte cher.» / TTR