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Une colère rouge et un brassard noir

Les 105 concurrents des qualifications pour le géant de ce matin ont couru hier avec un ruban noir autour du bras. En cause: le système de sélection de la FIS.

13 févr. 2009, 11:29

Gros coup de colère hier matin à La Daille. Alors que les géantistes dames en décousaient en première manche devant 15 000 spectateurs sur la Face de Bellevarde, les athlètes du Népal, Maroc, Belgique ou d'Iran disputaient, à quelque deux kilomètres de là, dans l'anonymat le plus total, les qualifications en vue du slalom géant d'aujourd'hui. «C'est comme avoir des championnats du monde A et des championnats du monde B», explique le skieur belge Jeroen van den Bogaert à nos confrères de l'agence Reuters.

Les raisons de ce coup de gueule? Le système mis en place depuis les Mondiaux de 2007 à Are. Celui-ci oblige en effet les athlètes ne figurant pas parmi les 50 meilleurs du classement FIS à passer par le couperet des qualifications. «Ce ne sont plus les championnats du monde, ce sont les championnats des Alpes», poursuit le skieur du Plat-Pays.

A l'initiative de Lamine Gueye, ancien coureur et président de la Fédération sénégalaise de ski (lire également ci-dessous), les 105 concurrents au départ ont effectué leur descente avec un brassard noir: «Nous portons le deuil des championnats du monde», reprend Jeroen van den Bogaert, huitième hier et qui, au contraire des trois skieurs népalais (lire notre édition de jeudi), a pu se hisser parmi les 25 élus pour le «vrai» géant de ce matin.

Du côté de la FIS, Gian-Franco Kasper ne veut pas transiger: «Nous aimerions que tous les skieurs soient ensemble, mais ce n'est pas possible techniquement», expose le président grison. Il cite cet exemple: «Souvenez-vous des Jeux d'Albertville en 1992, quand un concurrent du Sénégal en avait dépassé un autre du Liban. Cela n'a rien à voir avec le ski.» Il ajoute: «Il n'est pas acceptable que des spectateurs skient plus vite que des concurrents.» /PAD

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