Ski nordique - Mondiaux de Seefeld: le Vaudois Killian Peier 10e au petit tremplin, le Polonais Kubacki titré

Médaillé de bronze au grand tremplin samedi dernier, le sauteur vaudois Killian Peier doit se contenter du 10e rang au petit tremplin. Sous la neige de Seefeld, c'est le Polonais Dawid Kubacki qui s'est imposé dans un concours fortement perturbé par la neige. Simon Ammann 12e.

01 mars 2019, 17:40
Killian Peier, comme les autres sauteurs, a dû faire face à des conditions difficiles.

Après sa médaille de bronze sur le grand tremplin, Killian Peier n'a pas réédité son exploit aux championnats du monde du petit tremplin de Seefeld vendredi. Dans des conditions très compliquées, le Vaudois a terminé 10e, avec des sauts à 98,5 et 98 mètres.

Que pouvait faire de mieux Killian Peier? 4e de la 1re manche, le sauteur de La Sarraz semblait avoir bien limité la casse et s'être placé pour la deuxième manche. Mais à l'instar de tous ses comparses de tête après le premier saut, Peier n'a rien pu faire pour obtenir mieux qu'une honorable place dans les dix premiers.

De la neige et du vent

Car le concours de vendredi a été mis à mal par des conditions météorologiques. La neige d'abord, qui a empêché la tenue d'une trace parfaite, le vent ensuite, qui n'a pas aidé les sauteurs. Sauf les Polonais, pourtant largués après la première manche.

25e provisoire, Dawid Kubacki a profité d'une fenêtre météo très favorable pour aller chercher un titre de champion du monde inespéré. Son saut à 104,5 mètres lui a permis de décrocher le graal devant son compatriote Kamil Stoch (101,5 m) et l'Autrichien Stefan Kraft.

"Dur à accepter"

"Je voulais me battre avec les meilleurs, mais pour les derniers à sauter, cela n'a pas fonctionné, a regretté Killian Peier au micro de la RTS. Il y a un peu de déception, c'est assez dur à accepter." Reste que le Sarrazin peut se réjouir. Non seulement pour son top 10, mais surtout pour son concours réussi sur le grand tremplin samedi dernier.

"Je suis extrêmement heureux d'avoir pris ma chance sur le grand tremplin, il faut simplement se faire aux conditions qu'il y a eu sur le petit tremplin", a fini par se résoudre Peier. Car les autres favoris n'ont pas plus brillé. Ryoyu Kobayashi, leader du général de la Coupe du monde, avait par exemple dominé la première manche. Tout ça pour ne pas faire mieux qu'un 14e rang final. Soit deux rangs derrière Simon Ammann, lequel a aussi profité des conditions pour gagner dix places.