La grogne règne à Garmisch

Le meilleur temps du premier entraînement chronométré de la descente messieurs de Garmisch a été signé par l'Autrichien Hannes Reichelt. Les chronos ne furent que secondaires, la grogne régnant parmi les coureurs.
26 janv. 2012, 19:39
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La plupart d'entre eux ne s'intéressaient guère à leur performance chronométrique. La fragilité du revêtement et les nombreux trous qui rendaient la piste dangereuse étaient au centre des débats. Les nombreuses chutes de neige qui s'étaient produites mardi avaient rendu difficile le travail des préparateurs. Le revêtement était encore beaucoup trop mou quand les coureurs se sont élancés. 

Patrick Küng, qui avait fêté son premier podium à Garmisch voilà deux ans, s'est montré le Suisse le plus rapide avec son 10e temps. Mais lui aussi ne s'est pas senti à son aise sur la piste du Kandahar. Beat Feuz et Didier Cuche ont, quant à eux, manqué une porte. «Je n'ai pris aucun plaisir», lâchait le leader du classement de la discipline. «Je n'ai pas pu suivre la ligne que j'avais choisie», pestait quant à lui le Neuchâtelois.  

Hannes Reichelt lui-même n'a pas passé toutes les portes de manière réglementaire, ce qui enlève plus de valeur encore à cet essai chronométrique. La confiance doit cependant être de mise chez l'Autrichien, qui s'était déjà montré le plus rapide à l'entraînement à Beaver Creek et Wengen, où il avait ensuite terminé sur le podium en course.