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Cuche près du sacre en super-G

Des trois globes de cristal que Didier Cuche visait à Kvitfjell, seul celui du super-G est quasiment tombé dans son escarcelle. Celui de la descente est menacé par Bode Miller, qui a pris le large au général. Hier, Didier Cuche a pris la troisième place du super-G de Kvitfjell derrière la surprise autrichienne Georg Streitberger (première victoire en Coupe du monde) et l'inévitable Bode Miller. Un 42e podium dans la carrière du skieur du Val-de-Ruz (le 12e de la saison) qui lui permet de distancer son rival Christoph Gruber (10e hier) au classement de la discipline.

03 mars 2008, 12:00

Alors qu'il ne reste au calendrier que le super-G des finales de Bormio, Didier Cuche jouit d'un bonus de 89 points sur Gruber. Le 13 mars, il lui «suffira» donc de se classer dans les 15 premiers. Il pourrait même se permettre de ne marquer aucun point si Gruber ou Hannes Reichelt (à 99 unités) ne gagnaient pas en Italie. Pour mémoire, une victoire vaut 100 points, une deuxième place 80.

Autant dire que Didier Cuche va très probablement enlever ce globe du super-G qui lui avait filé entre les doigts en 2002 (deuxième à 44 points de Stephan Eberharter). Ce qui n'est que justice pour un coureur qui n'a plus quitté le top 15 dans cette discipline depuis deux ans et onze épreuves.

«Sans une inattention en début de course, j'aurais gagné aujourd'hui», a regretté le Neuchâtelois hier. «Mais une place sur le podium reste très positive, surtout dans l'optique du petit globe.»

En revanche, au niveau du classement général, les choses se corsent pour Didier Cuche. Il faut dire que le Suisse est tombé sur un os en Norvège en la personne de Bode Miller. Deuxième vendredi puis victorieux samedi en descente, l'Américain s'est encore classé deuxième hier lors du super-G. A six épreuves de la fin, le skieur du New Hampshire bénéficie d'une marge de 185 points sur Cuche et de 290 sur Benjamin Raich, à la dérive à Kvitfjell. «Mes chances sont minces, mais je n'ai pas encore perdu tout espoir», a assuré le skieur des Bugnenets, qui a encore la possibilité de marquer 400 points, contre 600 pour les «slalomeurs» Raich et Miller.

Le Neuchâtelois a raison d'y croire. Bode Miller restant Bode Miller - fantasque et imprévisible -, il est trop tôt pour envisager un deuxième grand globe de cristal après celui glané en 2005.

Reste le globe de descente, qui donnera lieu à une vraie finale le 12 mars à Bormio entre Cuche et Miller. Le Suisse n'a plus que cinq points d'avance sur l'Américain. «Un tel suspense est bien pour notre sport et les spectateurs. Cette dernière descente promet beaucoup», a souligné le skieur des Bugnenets, sixième vendredi et deuxième samedi à Kvitfjell.

«Je me sens en grande forme actuellement dans les disciplines de vitesse», a déclaré Bode Miller. Je me réjouis de courir les finales à Bormio sur une piste qui me plaît.» L'Américain garde de bons souvenirs de la Stelvio, où il s'est notamment imposé en décembre dernier et où il est devenu champion du monde de descente et de super-G en 2005. / si

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