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Cuche gagne l'entraînement mais se fait peur en Norvège

Didier Cuche a remporté l'unique entraînement avant les descentes de Kvitfjell (aujourd'hui et demain). Le Neuchâtelois s'est fait très peur sur le dernier saut. La fin de saison est passée à quelques mètres. Ouf! Rien de cassé! Vainqueur de l'unique entraînement avant les descentes de Kvitfjell, prévues aujourd'hui et demain à 11h30 (un super-G aura lieu dimanche à 11h), Didier Cuche s'est fait très peur sur le dernier saut avant l'arrivée. «Normalement, ce n'est même pas un saut», glissait le Neuchâtelois au bout du fil. «En préparant la piste, les organisateurs ne se sont pas rendu compte que c'était un tremplin. Il aurait fallu freiner pour ne pas voler trop loin.»

01 mars 2008, 12:00

«En amortissant mal la bosse, on pouvait retomber après la ligne d'arrivée, qui n'est plus dans la pente», assurait encore le leader de la discipline. «J'ai atterri juste avant. Quelques mètres de plus et je pouvais dire adieu à la fin de saison.» Les examens ont montré que son genou droit (opéré en janvier 2005 des ligaments croisés) n'était pas touché.

La douleur, finalement, n'empêchait pas Didier Cuche de sourire. «La piste est belle, j'ai fait une bonne manche et je ne me suis rien briqué!» Le fait de n'avoir qu'un entraînement avant la course le réjouissait, sans le rendre euphorique. «Je suis facilement sur les bonnes lignes dès le premier passage, mais les autres peuvent ensuite rectifier le tir en analysant la vidéo. Un gars comme Miller (réd: 21e à 2''62), par exemple, skie toujours à bloc le jour de la course. Il n'aura pas besoin d'une seconde séance.» Benjamin Raich (55e à 4''75) a davantage de souci à se faire.

Avec deux descentes et un super-G, Didier Cuche, leader provisoire des deux disciplines (il peut remporter les deux globes de cristal ce week-end), jouera gros en Norvège. Sur une piste où il a triomphé l'an dernier, associant à sa victoire en descente le classement général de la spécialité. «Les week-ends charnières ont commencé à Sölden et s'achèveront à Bormio, lors des finales», relativisait le skieur des Bugnenets. «Toutes les courses de la saison sont importantes.»

Certes. Mais certaines plus que d'autres, forcément. Notamment lorsque l'on joue la gagne finale en descente, en super-G et au général! «Il reste en jeu 700 points pour moi et 900 pour Raich et Miller, qui feront deux slaloms de plus», coupe Didier Cuche. «Je comprends que la presse ait envie et besoin de faire monter la sauce, mais ce ne sont que des spéculations. Je ne veux pas jouer à ce jeu-là. Il y a suffisamment de théoriciens autour de moi. Je fais du ski, pas des maths.»

Reste que le Neuchâtelois a le vent en poupe. Raich en aurait même fait son favori pour le grand globe. «Je vais me concentrer sur chacune des courses où je serai au départ, point! Comme je le fais durant toute la saison. On verra dans deux semaines qui aura gagné, et qui aura perdu.» Mais est-ce facile d'évacuer les points, les classements et les globes, pour se concentrer uniquement sur la maîtrise de son ski? «Non, c'est très dur. Quand chaque journaliste vous en parle, à force, ça rentre dans le crâne, forcément... La situation que je vis est magnifique, mais elle pourrait vite devenir pénible si tout le monde revenait constamment à charge avec ces calculs qui, pour les athlètes, ne riment à rien.»

Didier Cuche compte 65 points d'avance sur Bode Miller en descente et 55 sur Christoph Gruber en super-G. Au général, il a 105 points de retard sur Miller et 60 sur Raich. /PTU

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