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Massage à la motocultrice

16 août 2008, 12:00

Un institut de bien-être - beauté apporte une touche de douceur inutile - comme en ont poussé des centaines à Pékin à l'approche des Jeux olympiques. J'étais parti pour une expérience - me faire piétiner le dos - et voilà que je me faisais caresser la voûte plantaire dans un fauteuil en cuir, un verre de bière sur l'accoudoir. Premier enseignement: ne pas confondre massage des pieds et massage avec les pieds.

Deux minutes plus tard, la faute - une simple incompréhension linguistique - est réparée. Allongé à plat ventre sur un matelas, une motocultrice entre le coccyx et les deux omoplates, je souffre en silence. Et vas-y que je te laboure le corps, en remontant méthodiquement mais avec acharnement des orteils jusqu'à la tête, mollets (douloureux les mollets...) et nuque compris. Et vas-y que je visite la moindre de tes petites cavités, jusqu'au pavillon de tes oreilles qui, elles, n'avaient rien mais alors rien demandé du tout! Soudain, le pied de mon bourreau s'arrête: il a trouvé le point sensible, une épaule endolorie par 15 ans de tennis sauvage sans le moindre échauffement. «Aïe, no good (pas bon)!», lâcha-t-il. «Aïïïïïïeeee!» répondis-je violemment quand son talon s'enfonça dans ma chair.

Mon supplice dura une bonne heure. Il me coûta 30 francs. Comme toute prime de risques, un verre d'eau tiède et le sourire sadique du tenancier, c'est tout. Pas de bière...

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