Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Les vieux devant

Les Autrichiens applaudissent deux des leurs sur le podium, mais c'est le clan helvétique qui rigole avec Büchel vainqueur et Cuche troisième du super-G de Kitzbühel. Mario Scheiber, «gamin» de 24 ans aux joues roses, détonne sur le podium du super-G de Kitzbühel, première des épreuves du Hahnenkamm. Et pas seulement parce qu'il est le premier à chausser des autres lattes que des Head. L'Autrichien, troisième ex-aequo avec Didier Cuche, abaisse la moyenne d'âge du tiercé devenu quarté à 32 ans. Le vainqueur, Marco Büchel, a déjà fêté ses 36 ans, son dauphin Hermann Maier en est à 35 printemps et Didier Cuche a passé le cap des 33 ans? Comme dans le super-G de Val Gardena remporté par Cuche devant Miller et Büchel, à la mi-décembre, les «vieux» ont fait la loi. «Peu importe qu'on me traite de grand-père. Je skie toujours plus vite que les jeunes», rigole «Büxi» qui est le plus ancien à s'être imposé sur le circuit, à 36 ans et 76 jours.

20 janv. 2008, 12:00

L'ambiance est à la décontraction en conférence de presse. Marco Büchel avale une dernière golée de champagne et rejoint Didier Cuche qui l'accueille avec le drapeau bleu et rouge du Lichtenstein. Pour la troisième fois après les slalomeurs Andreas Wenzel (1980) et Paul Frommelt (1986), un représentant de la Principauté est couronné dans la Mecque du ski. «Ce n'est pas une victoire pour la Suisse mais bien pour le Lichtenstein», insiste celui qui a empoché les 82 000 francs promis au gagnant du super-G. Mais Büchel n'a toutefois eu de cesse de louer l'encadrement helvétique dont il profite comme tous ses compatriotes.

«Merci, merci, merci particulier à Patrice Morisod», répète Büchel. «Je ne soulignerai jamais assez tout ce qu'il a fait pour moi. Il est le meilleur entraîneur qui existe.» Le technicien valaisan ne s'est pas fait faute de retourner les politesses envers son poulain. Didier Cuche a également rendu hommage à Büchel, soulignant son rôle de phare. «Il a constitué la clé de mon retour sur le podium après ma blessure. Je savais que si je le battais à l'entraînement, je serais devant dans les courses. Je lui dois mes excellents résultats de la saison dernière», avoue le Neuchâtelois.

Après ces tournées de fleurs, revenons au champagne. Marco Büchel savoure: «Kitz, c'est Kitz? Après ça, il ne me reste plus qu'à gagner un titre olympique! Jeune, je rêvais de m'imposer ici. Je faisais alors du géant et j'avais profité d'un week-end sans course pour venir au Tirol en spectateur.» Vainqueur de sa quatrième course de Coupe du monde après le super-G de Garmisch en 2003 et les descentes de Val Gardena 2006 et Lake Louise 2007, le Lichtensteinois avait posé ses jalons à Kitzbühel en terminant deuxième de la «Streif» en 2006. Aujourd'hui, pour l'épreuve-reine, il fait partie des favoris même s'il réfute la mention: «Il y a en d'autres qui peuvent assumer ce rôle, comme les deux Didier par exemple ou même Hermann Maier. Moi, je m'en passe. Je suis ainsi beaucoup plus détendu. Je l'étais d'ailleurs particulièrement au départ du super-G. J'étais nettement plus nerveux dans l'aire d'arrivée en attendant les cracks de la discipline. J'ai tremblé au meilleur temps intermédiaire de Maier. Il y a deux ans, j'étais en tête jusqu'au passage de Walchhofer. Je craignais revivre la même chose. Je l'aime bien, Hermann Maier, mais il ne pouvait pas me faire ça aujourd'hui. Plus tard, j'ai aussi transpiré en entendant les temps du Canadien Robbie Dixon (sixième avec le dossard 43!).» /PAM

Votre publicité ici avec IMPACT_medias