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Les nerfs de «Schumi»

Michael Schumacher a remporté à Imola son premier Grand Prix de l'année. Le duel avec Fernando Alonso fut haletant Michael Schumacher (Ferrari) a gagné la revanche contre Fernando Alonso (Renault), au Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, en parvenant à contenir son adversaire sur le circuit d'Imola, comme l'Espagnol l'avait si bien fait à ses dépens l'an dernier.

24 avr. 2006, 12:00

«C'est amusant, c'est le contraire de l'an dernier», s'est félicité Schumi qui signait ainsi sa 85e victoire. Mais que ce fut dur de maintenir derrière lui durant près de la moitié de la course la Renault manifestement plus rapide de son jeune rival!

Alors que Schumacher semblait devoir s'envoler vers un cavalier seul depuis la pole position, que le Grand Prix s'enfonçait dans une langueur soporifique au rythme des V8 ronronnant sur le désuet tracé bucolique d'Imola noyé de soleil, Alonso a réveillé les foules en se plaçant dans les roues arrières de l'Allemand juste après la mi-course.

Pendant 28 des 62 tours, Schumacher et Alonso ont été seuls au monde et le Colombien Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) a décroché la troisième place dans l'indifférence quasi totale, car il fallait bien que quelqu'un complète le podium.

Frayeur

«J'ai dû beaucoup lutter, mais comme on l'avait vu l'an dernier, heureusement il est très difficile de doubler sur ce circuit, a commenté en riant cette fois le vainqueur. «Il est impossible de doubler sans une erreur du pilote de devant et Michael n'en a pas fait», a confirmé l'Espagnol. Je l'ai poussé au maximum, nous avons même avancé notre second ravitaillement pour tenter de le doubler, mais ça n'a pas fonctionné cette fois».

Alonso a bien tenté quelques manoeuvres, mais à trois tours de la fin, il s'est fait une frayeur en sortant trop large d'un virage. Avec calme et maestria, il a ramené ses quatre roues sur l'asphalte et décidé de se contenter de la deuxième place. «Quand j'ai vu que je n'y arriverais pas, j'ai décidé qu'il n'était plus utile de prendre des risques», a-t-il expliqué. «Il était derrière moi, tout ce que j'avais à faire était de l'y maintenir», résumait laconiquement un Schumi nerfs d'aciers des grands jours.

Au bout du compte, ce résultat satisfait les deux champions. Schumacher parce qu'il a retrouvé la griserie de la victoire à la loyale, qui plus est devant le public dévot d'Imola. Si l'on excepte le GP des Etats-Unis 2005, où l'Allemand avait gagné devant cinq monoplaces après le retrait des écuries chaussées de pneus Michelin, sa dernière victoire remontait en effet à octobre 2004, au GP du Japon!

Rivaux à distance

«C'est génial, que dire d'autre? Ce fut un week-end fantastique», a confié celui qui a profité de cette 4e épreuve de la saison pour devenir seul détenteur du record de pole positions (66), battant la marque du regretté Ayrton Senna.

«J'ai repris deux points, mais il reste du chemin à faire», a-t-il conclu, ravi, mais tout en retenue après l'explosion de joie sur le podium.

Quant à Alonso, cette deuxième place est finalement une bonne opération puisque dans le même temps, ses rivaux les plus proches avant Imola, son coéquipier Giancarlo Fisichella et Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) se sont montrés incapables, comme le reste du peloton, de suivre le rythme des deux hommes de tête et ont terminé respectivement 8e et 5e .

«Ces huit points sont parfaits pour moi», a résumé l'Espagnol. Après quatre des dix-huit épreuves de la saison, son dauphin est en effet à 15 longueurs. Son nom? Michael Schumacher!

«A partir de maintenant, nous devrions être bien sur tous les circuits», a prévenu l'Allemand. Dans deux semaines, il reçoit sur ses terres du Nürburgring pour le Grand Prix d'Europe. Va-t-il profiter une nouvelle fois de «l'avantage du terrain» pour poursuivre sa remontée? / si

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