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«Le rêve continue»

Deux jours après avoir quitté la pelouse en larmes, Alex Frei est venu dire son credo, celui d'une ambition intacte pour l'équipe de Köbi Kuhn. Accueilli par le crépitement des photographes, le genou gauche immobilisé par une attelle, Alex Frei s'est hissé sur l'estrade du centre de presse à l'aide de ses béquilles. Le héros malheureux du match d'ouverture est venu dire comment il avait passé les dernières 48 heures et quel rôle il entendait jouer pour la suite du tournoi.

10 juin 2008, 12:00
La force des champions

L'attaquant a pris spontanément la parole. «J'aimerais remercier l'équipe, la fédération, mon club de Dortmund, ainsi que le public pour tout le soutien reçu depuis samedi», a expliqué Alex Frei. «Je l'avais déjà dit à mes coéquipiers avant le match contre la République tchèque: Tout un pays a une équipe, tout un pays a un rêve. Cela doit continuer, malgré ma blessure et malgré la défaite. Lorsqu'ils sont à terre, les champions se relèvent. Et cette équipe est faite de champions.»

Action malheureuse

«Je m'endors et je me réveille en revoyant cette scène. C'est une action malheureuse. J'ai entendu le bruit de mon genou et je connais suffisamment mon corps pour savoir immédiatement si c'est grave ou non. A quelques millimètres près, j'aurais pu me retrouver à nouveau blessé pour six mois. Il s'agit donc d'un moindre mal (réd: Frei souffre d'une déchirure partielle du ligament interne; six semaines de repos).»

Beaucoup de larmes

«J'ai vécu ces dernières 48 heures avec beaucoup de larmes. Je n'ai pas de problème pour le dire, même si je suis un homme. Mais je n'en veux à personne. J'ai reçu beaucoup de messages. Le patron du Borussia Dortmund m'a téléphoné et m'a dit: s'il y a une justice, tu vas marquer 25 buts la saison prochaine en Bundesliga!»

Pourquoi il reste

«Pour moi, c'est très clair. Je fais partie du groupe quand ça va bien, mais également lorsque ça va mal. Quant à mon rôle, n'ayez crainte, Köbi Kuhn reste le sélectionneur! Aujourd'hui, les jeunes joueurs ont déjà tellement d'expérience qu'ils n'ont pas véritablement besoin des conseils d'un vieux comme moi. Mais je saurai dire ce qu'il faut à qui peut en avoir besoin.»

Le rappel d'Istamboul

«Le match de mercredi sera totalement différent. Ce qui s'est passé à Istanbul (réd: les incidents du barrage retour pour la Coupe du monde 2006) est oublié. Mais je comprends que ceux qui ont été directement concernés aient encore en tête cette soirée...»

Costaud

«Même si les Tchèques étaient plus athlétiques, nous étions costauds. Et je pense que j'ai livré 43 minutes qui n'étaient pas mal... Peut-être même les meilleures 43 minutes depuis que je joue avec la Suisse. L'équipe est là, elle est forte. On va mettre tous ces incidents de côté et se mobiliser pour battre la Turquie. Le fait d'avoir dû partager toute cette malchance peut représenter une motivation supplémentaire. Je suis sûr que la Suisse va montrer une très belle réaction.» / FRU

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