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Le régime d'Aschwanden

En passant dans la catégorie des - 90 kg, Sergei Aschwanden a modifié son régime alimentaire. Un changement qui rend moins complexe la nutrition du Vaudois établi à Macolin. Avec de la chance, vous croiserez Sergei Aschwanden à la boulangerie d'Evilard où il a ses habitudes. Depuis un peu plus d'un an d'ailleurs, depuis qu'il a laissé tomber la catégorie des - 81 kg pour celle des - 90 kg.

12 août 2008, 12:00

Un choix risqué 12 mois avant les Jeux. Un rendez-vous où il s'est toujours pris le pied dans le tatami au premier tour. Deux olympiades, aucune victoire. Demain face au modeste Allemand Michael Pinkse, Sergei Aschwanden tentera de renverser la tendance. Briser le signe indien. S'il y parvient, il affrontera ensuite le vainqueur du combat entre l'Anglais Mark Huizinga et le Grec Illias Iliadis, tous deux anciens médaillés d'or.

Pour être prêt demain à midi (6 h en Suisse), le Vaudois domicilié à Macolin s'est obligé, depuis dix jours, à gloutonner un copieux petit-déjeuner. «Je mange de tout, tartines, céréales, il n'y a pas de restrictions», observe-t-il. «C'est sûr, je ne peux pas engloutir 200 grammes de chocolat, mais rien ne m'est interdit. Ensuite, j'ai la pesée à 7 heures. En revanche, je ne mangerai plus jusqu'à 14 heures, puisque la compétition est prévue sur le coup de midi.» Habitué au rythme de sa journée olympique, Sergei Aschwanden aura ainsi l'esprit libre.

Outre une cadence familière, le double champion d'Europe aura un nouvel avantage par rapport à ces derniers Jeux. Il n'a pas dû s'astreindre à un régime alimentaire aussi draconien que par le passé. «Je devais perdre huit ou neuf kilos avant une compétition», grimace le colosse. «J'avais même deux garde-robes, celle de la saison de judo et celle de mon poids normal qui tourne autour des 90 kg. Les mois précédant un grand rendez-vous, je devais me priver de tout. J'avais un régime dissocié très strict, à savoir de la viande sans sauce et des compléments alimentaires. Si bien que, même hors des périodes de combats, j'étais sous pression. Tandis que cette année, j'ai pu déconnecter.»

Cet assouplissement de son régime alimentaire n'a rien à voir avec un laisser-aller. En juin, Sergei Aschwanden a passé quelque 300 heures dans un caisson à oxygène de 10 m2. Les 16 et 17 heures d'enfermement quotidien lui permettaient de simuler un stage en altitude. Ce choix lui a permis de rester aux côtés de ses partenaires d'entraînement.

Plus frais physiquement et mentalement surtout, le judoka de 32 ans n'en restera pas moins un outsider dans sa nouvelle catégorie. Il a toutefois conservé ses qualités intrinsèques. «La vitesse a toujours été mon fort. Elle m'est encore plus utile chez les moins de 90 kg, plus lents par nature. Le mental décide cependant de tout», appuie le seul judoka suisse en lice. «J'ai moins de pression qu'à Sydney, où je venais de remporter le titre européen, ou qu'à Athènes, où j'arrivais avec une deuxième place aux Mondiaux d'Osaka. Mais mes exigences personnelles sont restées élevées.» / TBU

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