Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Le Japon avec Honda en première ligne

Le Japon mise beaucoup sur sa vedette Keisuke Honda pour faire plier le défensif Paraguay cet après-midi (16h) en huitième de finale de la Coupe du monde. Ses coups francs pourraient notamment se révéler décisifs.

29 juin 2010, 09:46

Le Japon va disputer, cet après-midi à Pretoria contre le Paraguay (16h), le deuxième huitième de finale de Coupe du monde de son histoire après 2002. Le pays du soleil levant doit cet honneur surtout à sa nouvelle figure de proue Keisuke Honda, présent sur trois des quatre réussites inscrites par les Nippons jusque-là (2 buts).

Honda (24 ans) est avant tout un fantastique tireur de coups francs. En témoigne celui inscrit dans un angle plutôt compliqué contre le Danemark et qui a laissé le portier Sorensen sans voix. Le natif d'Osaka n'avait pas attendu le Mondial pour briller dans cet exercice. C'était lui qui avait permis au CSKA Moscou de disputer son premier quart de finale de Ligue des champions ce printemps, en signant le 2-1 au retour contre le FC Séville. Le portier Andres Palop se souviendra longtemps de la frappe du Japonais qu'il n'avait pu que détourner dans ses filets.

De telles qualités seront précieuses contre un Paraguay toujours aussi solide défensivement. L'Albirroja, deuxième meilleure arrière-garde des qualifications de la zone AmSud derrière le Brésil (16 buts concédés en 18 matches), n'a plié qu'une seule fois dans cette Coupe du monde, contre l'Italie. Posséder dans ses rangs un tireur comme Honda devient alors un immense avantage.

Devenu la nouvelle coqueluche des médias et du public nippons, le demi offensif du CSKA a tenu parole, lui à qui l'on reprochait de ne pas être assez performant sous le maillot des Samouraïs bleus. Il reconnaissait lui-même, avant le début du tournoi, être trop «timide» en sélection. «Je veux changer lors de la Coupe du monde», affirmait-il en mai. De par son activité et sa fougue, Honda est le plus sûr atout offensif d'un Japon qui, comme l'équipe de Suisse, peine depuis plusieurs années à créer du jeu. «J'attends énormément de Honda», a confié Takeshi Okada, le sélectionneur. «Depuis qu'il a mûri, il procure davantage d'occasions de but à l'équipe.»

Le patron des Samouraïs bleus y croit tellement que ses objectifs pour le Mondial sont pour le moins élevés. «Tout autre résultat qu'une demi-finale sera une déception», avait-il déclaré au printemps. Une confiance qu'Okada a visiblement su transmettre à ses ouailles, à Honda notamment. «Je pense que nous pouvons espérer remporter la Coupe du monde», a tout naturellement surenchéri le demi offensif.

Des ambitions qui nécessitent de grands moyens. Pas sûr que le Japon les possède. Une première réponse sera apportée à cette question cet après-midi, sur le coup des 18h. /si


Pretoria, aujourd'hui, 16h00:
Paraguay - Japon

Votre publicité ici avec IMPACT_medias