Le HCC au plus mal

Le club est actuellement en situation de surendettement. Du départ de certains joueurs dépend la survie du club. Sans nouvelle manne financière, le pire est à craindre Le HCC ne participera pas aux play-off, à moins d'un miracle. C'est avec ce triste constat à l'esprit que dirigeants et joueurs se sont entretenus hier matin. «Nous les avons mis au parfum de la situation financière du club et nous avons libéré ceux qui sont susceptibles d'évoluer sous d'autres couleurs» lâche le président Claude Monbaron.

31 janv. 2006, 12:00
«Nous aimerions bien finir la saison de manière honorable»

L'aspect sportif pour commencer. Les transferts des joueurs suisses sont autorisés jusqu'à ce soir minuit. «Neininger, Kohler, Vacheron, Miéville et Bobillier ont des touches» distille Pierre-André Bozzo. Rien n'est encore conclu, mais le directeur technique va demander aux clubs intéressés de reprendre les contrats en plein. Donc de payer les salaires jusqu'au terme de la saison.

Tremblay et Paré, s'ils devaient le faire, ne devraient pas quitter les Mélèzes tout de suite. La date butoir pour les étrangers est, en effet, fixée au 16 février. «Il nous reste trois matches à domicile. Nous aimerions bien finir la saison de manière honorable. L'idée est de les conserver jusqu'au terme de l'exercice» reprend Pierre-André Bozzo.

Si le HCC est arrivé à se poser de telles questions - «Nous avions pourtant tout pour réussir» se lamente Pierre-André Bozzo -, c'est parce que ses finances sont au plus mal. «Evidemment, les départs de quelques joueurs nous aideraient. Mais nous ne voulons pas non plus que l'équipe se vide. Malgré tout, il faut comprendre les gars, qui ont envie de jouer» reprend Claude Monbaron. Ils ont surtout envie d'être payés. «Nous n'arrivons pas à assurer le paiement des salaires. Dès lors, on ne peut pas les empêcher d'aller voir ailleurs. Toutefois, les gars ne veulent pas donner l'impression de quitter le navire avant qu'il coule» confirme le directeur technique. Une partie des salaires de janvier ont été payés, mais «notre perte de l'exercice s'élèvera aux environs de 700.000 francs» confie encore Claude Monbaron. L'heure est donc grave, très grave même.

«L'irréprarable pourrait arriver»

Actuellement, le club est en état de surendettement et la lueur d'espoir se fait de plus en plus terne. «Ce n'est pas gai de ne pas plus avoir de matches après le 12 février. Nous sommes sous le choc et n'avons pas le moral, convient le président. Je veux toutefois y croire et nous avons mis en place des actions pour nous en sortir. Nous allons peut-être en lancer d'autres, extraordinaires. Mais tout à coup, l'irréparable pourrait arriver.»

Aujourd'hui, le HCC se trouve en situation de surendettement. Les administrateurs chaux-de-fonniers prennent donc des risques. Les éventuels départs pourraient quelque peu redresser la situation, mais cela reviendrait à mettre un emplâtre sur une jambe de bois. Le terme de l'exercice courant se situe à la fin du mois d'avril. Et les entrées d'argent seront nulles, sauf miracle d'ici là. «Le dîner de gala du mouvement juniors et nos diverses actions doivent unir le club» positive Claude Monbaron.

«Je suis dépité, assommé, enchaîne Pierre-André Bozzo. J'espère que les actions entreprises déboucheront sur quelque chose de concret.» Dans le cas contraire, le pire est réellement à craindre. Le HCC est mal barré, dans tous les sens du terme. / EPE