Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Le FC Sion s'enfonce dans la crise

06 mars 2007, 12:00

Avec deux points obtenus en six matches et sans aucun but marqué en 2007, Sion traverse des moments très pénibles. Le club valaisan paie comptant les bouleversements qui ont émaillé une saison des plus agitées, marquée par la valse des entraîneurs et les tensions naissantes au sein même du groupe.

«Le mot «crise» est trop fort», tempère Christian Constantin. Pourtant, toujours très attentif à l'évolution du totomat, le président devrait se rendre à l'évidence: Sion n'a engrengé que 13 points sur les 39 en jeu - il en possède actuellement 33 - depuis le départ de Nestor Clausen, début octobre.

Les nombreux changements d'entraîneurs - et donc de systèmes et de discours - n'ont de toute évidence pas aidé. «Mais il ne faut pas que cela soit un prétexte», coupe Gelson Fernandes. «Nous sommes des professionnels et nous devons nous adapter. Il faut fournir plus de travail et se remettre en question.»

Les passations de pouvoir entre Nestor Clausen, Marco Schällibaum, Gabet Chapuisat et Alberto Bigon ont malgré tout inévitablement perturbé les joueurs. «Nestor Clausen avait mis en place une hiérarchie dans le groupe, et un système de jeu qui savait masquer les différences au sein de l'équipe», estime Stéphane Fournier, journaliste au «Nouvelliste». Les successeurs de l'Argentin ont été moins heureux: Marco Schällibaum s'est montré bien maladroit dans la gestion des susceptibilités et Gabet Chapuisat ne faisait lui non plus pas l'unanimité dans le vestiaire.

Par ailleurs, le manque d'implication criard depuis la reprise de certains membres de l'effectif a mis en péril tout le collectif valaisan. «L'équipe a les individualités pour sortir de la crise. Mais c'est collectivement qu'elle doit se retrouver», poursuit Stéphane Fournier. «Sion manque de vie et de solidarité.»

La présence dans le contingent de joueurs qui désiraient partir n'est pas étrangère à cela. Ainsi, Goran Obradovic peine peut-être à donner le meilleur de lui-même depuis le refus du président de le céder à NE Xamax, où un contrat de trois ans et demi l'attendait. Le constat est le même pour Sanel Kuljic, dont le dernier but date du 26 novembre contre Thoune, qui avait reçu une offre très lucrative du Japon.

Le manque d'efficacité des Valaisans est au c?ur de toutes les préoccupations. «Nous ne marquons pas et nous sommes fébriles derrière», constate Gelson Fernandes en parfait accord avec Alberto Regazzoni et Christian Constantin. L'ailier international parle d'un «manque de confiance», alors que le président fustige une préparation hivernale qu'il juge «mauvaise».

«Nous avons mal travaillé depuis janvier. En comptant les matches amicaux, nous avons disputé 11 rencontres en 2007, pour un total de deux buts. Nous avons voulu réinventer la roue, c'est-à-dire que nous nous sommes concentrés sur d'autres choses que les fondamentaux. Physiquement, l'équipe n'a pas été mise en vivacité au bon moment et nous n'avons pas été assez stricts en admettant que les résultats des amicaux n'étaient pas importants.» / si

Votre publicité ici avec IMPACT_medias