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Le doublé de Dorfmeister

Après le titre en descente, Michaela Dorfmeister a réalisé la passe de deux. Martina Schild (6e) sauve l?honneur des Suissesses Dans la maison suisse, ce n'est pas tous les jours fête. Après leurs trois médailles en quatre compétitions, les skieurs helvétiques se sont réveillés, hier, avec une somptueuse gueule de bois. Largués en géant quelques minutes plus tôt, Didier Cuche et consorts comptaient sur les filles pour laver l'affront. Hélas, plutôt que de lessiver, il faudra repasser La meilleure de la bande à Osi Inglin pointe à la sixième place: Martina Schild. Sylviane Berthod (15e), Fränzi Aufdenblatten (17e) et Nadia Styger (35e) sont à des années-lumière des espérances placées en elles

21 févr. 2006, 12:00
Aufdenblatten se fâche

Mais revenons plutôt à Martina Schild. La vice-championne olympique de descente est la seule satisfaction de la journée. Elle pointe à 0''86 de Michaela Dorfmeister. Un bon résultat. «J'étais vraiment zen. J'ai skié sans pression, je n'avais rien à perdre» explique la citoyenne de Grindelwald.

La course maintenant. Partie avec le dossard No 1, Martina Schild a longtemps montré son joli sourire sur l'estrade destinée au leader provisoire. Une question de minutes, hélas. Les «grosses nuques» n'étaient pas en bas. Sont alors venues la Canadienne Vanderbeek (4e), l'Autrichienne Meissnitzer (3e), la Croate Kostelic (2e) et, enfin, la reine de la vitesse: Michaela Dorfmeister.

Pour Martina et la Suisse, c'était adieu veaux, vaches, cochons, médailles Pour Dorfmeister, c'était Byzance. Après l'or de la descente, celui du super-G. Décontractée, l'Autrichienne a même été surprise à bâiller avant le départ. On l'a également vue, la tête à l'envers, s'administrer des gouttes pour les yeux. De quoi en mettre plein la vue à tout le monde

Fränzi Aufdenblatten est fâchée. Et quand la Zermattoise est dans cet état, elle ne manie pas la langue de bois. Dix-septième à 1''63 de Dorfmeister, elle accuse son matériel, Salomon. «Dans la descente, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, explique-t-elle. Mais cet après-midi, avec ce matériel, aucune chance. Je n'ai commis aucune faute et je suis larguée: mes lattes ne glissaient pas.»

Janica Kostelic dispose pourtant du même matériel. Elle est deuxième «Ce n'est pas que la marque. Il y a peut-être 20 paires différentes, précise la Haut-Valaisanne. Je n'ai pas pour habitude de chercher des excuses ni de critiquer le matériel. Mais là, c'est trop...» / si

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