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La performance avant tout

14 août 2008, 12:00

Troisième samedi de la course sur route, Fabian Cancellara s'est couvert d'or hier lors du contre-la-montre. «Plus que les médailles, c'est la performance qu'il réalise en quatre jours que je mettrais en avant», glisse Jean-Mary Grezet (archives Richard Leuenberger), ancien coureur pro devenu éducateur. «Vu de l'extérieur, cela semble toujours facile de voir des gens qui gagnent, mais si l'on se met à côté, je vous assure que l'on voit très vite la différence!»

Après le bronze décroché sur la route, le Loclois n'a pas douté de la capacité du Bernois - qu'il ne connaît pas - à se surpasser encore lors du chrono. «Je me suis dit qu'il avait déjà quelque chose, et que si la condition était là samedi, elle ne filerait pas comme ça du jour au lendemain. Fabian a prouvé lors du dernier Tour de France qu'il savait répéter les efforts. Seules restaient en suspens toutes les questions liées à la chaleur et à la récupération. Mais il a pris l'option de partir à Pékin dès la fin du Tour pour s'acclimater durant 15 jours. Ce n'était pas pour rien non plus.»

Le Bernois n'a pas cessé de clamer haut et fort qu'il visait l'or du contre-la-montre, sans se soucier du surplus de pression qu'une telle ambition peut engendrer. Jean-Mary Grezet n'y décèle aucune trace d'inconscience. «Il est double champion du monde de la spécialité, s'il allait là-bas, c'était pour jouer la gagne, non? A son niveau, les accessits ne comptent pas. En plus, Fabian est un «habitué». Il avait déjà annoncé qu'il voulait gagner Paris-Roubaix, et il l'a fait. Qu'il voulait porter le maillot jaune sur le Tour, et il l'a fait. C'est un coureur qui ne se cache pas, qui joue franc-jeu. Et puis franchement, s'il avait dit qu'il irait aux JO juste pour participer, qui l'aurait cru?»

Pour le Loclois, Cancellara peut encore franchir un cap et briller sur l'un des trois grands tours, «selon le parcours et le déroulement de la course». Mais il précise aussitôt que «le cyclisme ne se résume pas au Tour de France! Beaucoup de coureurs se sont construit des palmarès incroyables sans s'imposer à Paris ni dans une grande épreuve par étapes. N'oublions pas les classiques et d'autres courses plus petites. Ceux qui les gagnent sont, à mon avis, tout aussi forts que ceux qui remportent le Tour de France». / ptu

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