La carte de la transparence

26 mars 2008, 12:00

Alain Bernard, qui a battu trois records du monde, a joué la transparence à l'issue des championnats d'Europe à Eindhoven. Le Français a révélé qu'il bénéficiait d'une Autorisation d'usage thérapeutique (AUT) pour de l'asthme d'effort. «Elle m'a été délivrée en 2006 avant les Européens de Budapest», a expliqué le nageur, qui aurait pu ne pas en faire état, les AUT n'étant pas rendues publiques. «Il n'y a rien à cacher», a-t-il assuré.

L'asthme d'effort correspond à une hyperactivité bronchique et est traitée par des bouffées de ventoline, un produit à base de corticoïde. «Tout le monde pense que ce produit augmente la performance, mais je veux préciser que l'on ne peut pas respirer mieux que bien. Ceux qui souffrent d'hyperactivité et ne se traitent pas sont pénalisés», a précisé le médecin de l'équipe de France Jean-Claude Servetti, selon qui il y a 20% d'AUT en équipe de France. «L'asthme d'effort est fréquent», a-t-il ajouté. «Quand des sportifs passent plus de 20 heures par semaine dans des atmosphères chaudes et humides, on a repéré une hyperactivité bronchique.»

Concernant les tests antidopage, Alain Bernard a subi trois contrôles urinaires à Eindhoven après chaque record du monde battu (50 m libre et deux fois 100 m libre). «Il n'y a pas de contrôles sanguins, mais en cas de record du monde, on recherche aussi l'EPO et l'hormone de croissance», a détaillé son médecin. /si