«J'ai encore le temps»

Premier Suisse à évoluer en NBA, Thabo Sefolosha a vécu un début de saison tonitruant. Mais le Vaudois sait qu'il a encore beaucoup à apprendre au contact des meilleurs La date du 31 octobre 2006 restera longtemps gravée dans la mémoire de Thabo Sefolosha. Le jour de l'ouverture de la saison de NBA, le Veveysan a fait ses premiers pas - et inscrit ses 11 premiers points - sous le maillot des Chicago Bulls, à Miami. Depuis un mois et demi, les événements s'enchaînent et le voici même candidat pour une sélection dans le All-Star Game des rookies. Retour sur six semaines riches en émotion.
01 août 2015, 23:44

Thabo Sefolosha, comment allez-vous dans ce nouvel environnement?

T. S.: Tout va bien. Je suis en train de vivre quelque chose d'incroyable et, même si tout va très vite, j'essaie d'en profiter au maximum. Depuis le jour de la draft, je ne me rends pas compte de tout, mais j'apprécie chaque jour dans ce milieu.

Par rapport à vos expériences en France et en Italie, quels sont les changements?

T. S.: Les joueurs sont physiques et le jeu est très rapide, l'adaptation n'est pas facile. Pour l'heure, je fais beaucoup de musculation pour compenser le déficit. Je dois également poursuivre mon travail sur les shoots, mais ce n'est que ma première saison, j'ai encore le temps et je ne m'inquiète pas.

Ce statut de premier joueur suisse en NBA est-il dur à porter?

T. S.: Le championnat nord-américain s'est internationalisé, alors je ne remarque pas vraiment la différence. Jim Boylan, l'assistant-coach, a évolué à Vevey, c'est peut-être quelque chose de spécial pour lui de me voir dans l'équipe.

Au sein de l'équipe, comment avez-vous été accueilli?

T. S.: Bien, très bien même! Les gens sont sympas et l'acclimatation a été relativement facile. Je suis assez souvent avec Luol Deng, qui vient de Londres, mais avec une saison de 82 matches, il n'y a pas beaucoup de temps libre.

Justement, la longueur de la saison ne vous fait-elle pas peur?

T. S.: Pas du tout. C'est la première fois que j'aurai autant de matches en aussi peu de temps, je suis un peu dans l'inconnu. Je vais essayer de prendre un match après l'autre et me reposer au maximum dès que ce sera possible.

Revenons sur vos débuts à Miami. Onze points, 100% aux tirs...

T. S.: Je ne sais pas ce qui s'est passé ce soir-là! Les shoots rentraient, c'était vraiment une bonne soirée, mais je préfère relativiser car je n'ai tout de même pas marqué 50 points!

Comment voyez-vous la suite de la saison?

T. S.: Hormis le fait d'apprendre au maximum au contact des autres joueurs, je ne me suis pas fixé de buts particuliers. Je ne suis pas pressé et je sais que mon intégration sera progressive. Si je continue à jouer 10 ou 15 minutes par match, ce sera déjà une bonne chose.

Les règles «à l'américaine» sont-elles dures à intégrer?

T. S.: La NBA est faite pour l'attaque, avec énormément de duels en un-contre-un. Ce n'est pas facile de se faire aux règles, mais avec du temps, cela vient petit à petit.

Votre équipe a vécu un passage difficile avec six défaites d'affilée...

T. S.: No stress! Nous savions que le mois de décembre serait important, avec beaucoup de matches à domicile, alors nous n'avons pas paniqué. C'est évident qu'une ou deux victoires lors de ce voyage à l'ouest aurait été bonnes à prendre, mais nous n'avons pas eu de pression supplémentaire. / si