Play-off LNA: le LHC fait durer le suspense comme jamais

En remportant l'acte VI des quarts-de-finale de play-off 2-1, le LHC s'offre un septième et dernier match décisif contre les Zurich Lions.
07 août 2015, 13:31
Juha-Pekka Hytoenen, Benjamin Antonietti et Federico Lardi ont de quoi être contents: les quarts-de-finale durent pour le LHC.

La chance n'a pas souvent souri au LHC cette saison. On pourrait dire qu'elle a attendu ce sixième match de la série pour se manifester. 28e minute, Bang lance un puck relativement anodin sur la cage de Lukas Flüeler. Le portier zurichois ne capte pas la rondelle et Hytönen la récupère. Flairant le bon coup, le Finlandais contourne le filet et adresse un centre pour Antonietti qui redirige la rondelle dans la cage. Flüeler est trop lent pour intervenir et Lausanne mène 1-0. Douze minutes plus tard, le LHC bénéficie de cinq minutes de supériorité numérique après le renvoi au vestiaire de Marc-André Bergeron, coupable d'une faute sur John Gobbi. De la ligne bleue, Hytönen arme un tir qui touche Geering puis Shannon avant de passer la ligne de Flüeler. C'est 2-0 pour Lausanne face à des Lions zurichois hagards.

Les Lausannois n'ont cependant pas volé leur avantage à la marque. Dès l'entame de la rencontre, les hommes de Heinz Ehlers ont appliqué la recette qui leur a souri lors de la dernière partie. Et surtout, les ZSC Lions n'ont plus ce même allant que durant la saison régulière, où ils avaient impressionné tout le monde par leur maîtrise offensive et défensive. "Maillon faible" du "Z", Lukas Flüeler ne donne aucune garantie à sa défense. Incroyable si l'on se souvient que le numéro 30 zurichois a posté sept blanchissages en championnat. Sur un tir puissant de Genazzi alors que le score était encore de 0-0, le dernier rempart alémanique a ainsi dévié le puck sur la transversale avec son gant.

Tout le contraire de Cristobal Huet, présence rassurante pour son arrière-garde. L'ange gardien vaudois a ainsi sorti le grand jeu lors de deux supériorités numériques zurichoises pour éviter un retour adverse.

Forcément, Zurich a poussé dans le troisième tiers pour égaliser. A la 46e, Bärtschi a redonné espoir aux siens sur un but de gratteur, comme si les ZSC s'étaient souvenus qu'ils devaient mettre les mains dans le cambouis pour étouffer l'esprit de révolte des Vaudois. Sans leur capitaine Seger, malade, les hommes de Marc Crawford ont dû se tourner vers d'autres leaders. Mais attribuer le mérite du LHC à la seule chance et à un gardien dominant serait une injure au travail permanent d'une équipe qui croit en elle depuis le début.