La Suisse s'incline face à la Biélorussie

Elle devait gagner, elle a perdu. L'équipe de Suisse s'est inclinée face à la Biélorussie lors des Mondiaux de hockey lundi.
12 mai 2014, 19:44
Switzerland's players Luca Cunti, left, Damien Brunner, 2nd left, Roman Josi, 2nd right, and Simon Moser, right, listen the anthem after losing against the team USA at the 2014 IIHF Ice Hockey World Championships preliminary round game USA vs Switzerland, at the Minsk Arena, in Minsk, Belarus, Saturday, May 10, 2014. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Pour son troisième match du tournoi mondial, la Suisse a une fois encore connu la défaite. Les hommes de Sean Simpson se sont inclinés 4-3 devant la Biélorussie. Les quarts de finale s'éloignent.

Et dire qu'à la 44e, Froidevaux avait réussi à remettre la Suisse devant en marquant le 3-2 sur son deuxième shift de la rencontre. Mais voilà, la Biélorussie n'a jamais abandonné et a pu compter sur ses joueurs étoiles. Sergei Kostitsyn (2 buts/1 assist) et Mikhail Grabovski (1 but/1 assist) ont fait la différence dans le troisième tiers. Le but de la victoire est le fruit d'une passe géniale du cadet des Kostitsyn pour Grabovski.

Dans une patinoire bouillante, les Suisses ont entamé ce troisième match de la pire des manières. Sur une supériorité numérique, Ambühl a perdu le puck à la ligne bleue adverse. Plus vif que les visiteurs, Sergei Kostitsyn a filé vers le but pour tromper imparablement Reto Berra. Heureusement pour eux, les hommes de Sean Simpson n'ont pas gambergé trop longtemps. 41 secondes après la douche froide biélorusse, Yannick Weber a profité d'un très bon travail préparatoire de Josi et Brunner pour égaliser d'un puissant lancer frappé. Un premier but en power-play dans le tournoi qui aurait pu servir de déclic. Surtout qu'à la 18e, les Helvètes ont fait goûter aux locaux leur propre médecine. Schäppi a récupéré un puck dans la zone de défense avant de tromper Koval de fort belle manière et alors que les Suisses évoluaient avec un homme de moins sur la glace.

"nous menons par deux fois à la marque et nous finissons par nous incliner, je suis forcément déçu, a commenté Roman Josi. Dans un match d'une telle importance, tout le monde doit donner le meilleur et je ne crois pas que cela a été le cas. Nous devons faire preuve de plus d'agressivité en défense et chercher à aller sur le but lorsque nous partons à l'abordage. Et puis nous avons cette poisse totalement absente l'an dernier. Mais pour sortir de cette spirale négative, il ne faut pas laisser tomber."

La seconde période aurait dû permettre aux Suisses de prendre le large, or il n'en a rien été. Ce sont au contraire les joueurs de Glen Hanlon qui ont profité d'un 4 contre 4 pour égaliser (24e). Stas a abusé Romy derrière la cage de Berra avant de revenir vers le goal et de battre le portier de l'Avalanche. Après cette parité, les hommes de Sean Simpson ont un peu peiné à proposer à nouveau des actions dangereuses. Comme si ce grain de sable dans leur plan de match avait enrayé la machine.

"La deuxième période nous a coûtés le match, a reconnu Simpson en conférence de presse. La première fut très bonne et la troisième le théâtre de trop d'erreurs individuelles." Si tout roulait voici douze mois à Stockholm, tout semble se liguer contre la sélection nationale aujourd'hui. Si bien que la relégation, impensable depuis des années, pourrait ressurgir tel un fantôme. "Cela se pourrait, a admis le coach canadien. Mais il nous reste quatre rencontres à disputer et douze points en jeu. Nous n'allons pas baisser les bras."

Ce troisième revers de rang ne prive pas encore la Suisse de quart de finale, mais le chemin s'annonce plus que périlleux. Avec ces trois revers et ses zéro point, la Suisse occupe une peu glorieuse huitième et dernière place. Les hommes de Simpson doivent maintenant se reconcentrer avant d'affronter l'Allemagne mercredi où là encore, la défaite sera interdite. La suite du programme: la Finlande vendredi, le Kazakhstan samedi et la Lettonie mardi.