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La Suisse retombe dans le quelconque

Pour la première fois depuis l'arrivée de Sean Simpson à sa tête, l'équipe nationale, inconstante et en manque d'efficacité offensive en Slovaquie, peine à séduire.

07 mai 2011, 13:12

La prestation livrée jeudi soir face à la Norvège laisse une mauvaise impression. C'est un peu comme si cette équipe de Suisse, enthousiasmante et fraîche depuis l'arrivée de Sean Simpson à sa tête, avait perdu, en l'espace de 60 minutes, le crédit qu'elle avait acquis. Pour avoir joué durant deux tiers seulement face aux Scandinaves et avoir connu un faible taux d'efficacité en attaque, pour avoir, aussi, battu péniblement la France, elle a vu ses chances de qualification aux quarts de finale fondre. Elles ne sont pas devenues plus grandes suite au point conquis par les Américains face aux Canadiens hier après-midi. Au contraire, puisqu'il faudra battre les Etats-Unis durant le temps réglementaire (lundi, 16h15) et arracher un point à la Suède (demain, 16h15). Tout sauf évident. Mais tant qu'il y a de la vie…

L'incessant brassage des triplettes offensives opéré par le sélectionneur n'est pas un bon signe. Seul le trio formé par Martin Plüss, Ivo Rüthemann et Ryan Gardner, excellent un match sur quatre à Kosice (face à la Biélorussie), n'a pas été modifié jusqu'à présent. «Le coach voit qu'on éprouve des difficultés en ce début de tournoi», consent Thibaut Monnet. «Dans ces conditions, il faut essayer de changer quelque chose. Ça a marché jeudi.» Sur passe de Julien Sprunger, qui venait d'être placé à ses côtés en power-play, le Valaisan a inscrit le 2-1. Cela restera insuffisant.

Pour le Fribourgeois, ces changements permanents ne sont pas toujours évidents à vivre. «En quatre matches, j'ai joué dans trois lignes différentes», signale Sprunger. «C'est difficile quand ça brasse constamment. Les automatismes manquent. Maintenant, les occasions de marquer sont là. Il ne manque pas grand-chose. C'est une question d'efficacité devant les buts adverses.»

Changement de programme

Cette efficacité, la ligne formée par Anders Ambühl, Thibaut Monnet et Damien Brunner l'avait en 2010 à Mannheim. Hélas, cette triplette, capable de mettre le feu dans le camp adverse, n'existe plus en Slovaquie. «Dès le début, nous nous étions bien trouvés en Allemagne. J'ai quasiment tout le temps joué avec les mêmes coéquipiers par la suite», se rappelle le Grison des ZSC Lions. «Pourquoi cela ne fonctionne plus de la même manière ici? C'est tellement difficile à dire.» Si la réponse à cette interrogation était connue, on comprendrait sans doute pourquoi la Suisse manque de constance.

Cette inconstance a été illustrée hier dans le programme d'entraînement de l'équipe de Suisse, pourtant immuable depuis le début des Mondiaux. Sean Simpson a laissé à ses joueurs la possibilité de participer à une séance facultative sur glace. Quatorze d'entre eux, dont deux gardiens, ont embarqué sur l'aire de jeu. Ensuite, tout le monde a bénéficié d'un après-midi de libre. «J'ai décidé de les laisser un peu au calme», explique le sélectionneur national. «On remettra la compresse dès samedi matin. Nous restons sur 40 bonnes minutes, il ne faut pas l'oublier.»

On appellera ça l'art de positiver, malgré tout. Reste cette question: la Suisse de Sean Simpson réussira-t-elle à briser une série de défaites? Elle n'avait pas su le faire en Allemagne où elle avait essuyé trois revers de suite (face à la Norvège, la Suède, puis l'Allemagne en quarts de finale) après quatre succès en début de tournoi. Si elle corrige le tir, elle possède encore une chance de survivre dans le tournoi slovaque.

Sinon...

 

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