La Suède n'a pas fait de cadeaux à la Suisse

03 mai 2009, 18:46

L'équipe de Suisse a manqué sa première chance d'atteindre les quarts de finale en s'inclinant 4-1 face à la Suède. Désormais, les choses sont claires. Tout autre résultat qu'une victoire en 60 minutes face aux Etats-Unis (demain, 20h15) signifierait la fin du championnat du monde pour la troupe de Ralph Krueger. 

La plan du sélectionneur était simple. Prendre rapidement l'avantage afin de forcer les Scandinaves à se découvrir. Après six minutes déjà, la causerie d'avant-match devait être oubliée. Pour sa première rencontre du tournoi, Johnny Oduya pouvait tromper Martin Gerber d'un tir placé de la ligne bleue. Masqué, le portier emmentalois n'a pas pu voir le palet du joueur des New-Jersey Devils arriver. A la 25e minute, Johan Harju pouvait dévier une superbe passe de Linus Omark hors de portée de Gerber en supériorité numérique et doubler la mise. 

A la 47e minute, Omark assurait le succès de sa formation en profitant d'une nouvelle bourde de Goran Bezina. Non content de perdre la rondelle en zone offensive, le défenseur de Genève Servette effectuait un replacement catastrophique en oubliant totalement Omark dans le slot. Seul face au filet désert, l'attaquant de Lulea inscrivait son neuvième point du tournoi. Après le 4-0 d'Andersson, Lemm sauvait l'honneur en supériorité numérique à trois minutes de la fin du match. 

Depuis le début du tournoi, la Suède n'a pas offert les garanties défensives qui font habituellement sa force. Contre les Helvètes, l'équipe de Bengt-Ake Gustafsson a cette fois-ci rendu une copie très aboutie avec un jeu sans le puck frisant la perfection. Déjà peu inspirée à la finition, la Suisse n'a cette fois-ci pas pu se créer un nombre d'occasions suffisant pour revenir au score. A la 3e minute, Jeannin avait eu la meilleure chance en infériorité numérique, mais son envoi avait heurté le poteau. 

Malgré cette défaite, la Suisse peut encore espérer disputer les quarts de finale. Une participation à la troisième phase de la compétition passera toutefois par une exploit contre l'équipe des Etats-Unis. Balbutiante au début du tournoi, la formation de Ron Wilson monte en puissance et les jeunes Américains semblent parfaitement s'habituer au jeu international. /ats