Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Championnats du monde: la Suisse veut un ticket pour les JO de Sotchi

A Helsinki la Suisse va tenter de se hisser en quarts de finale du Mondial de Finlande et Suède. Début samedi.

03 mai 2012, 10:28
sean_simson_et_hockey

C'est dans un pays de hockey que la Suisse va tenter de s'illustrer au Championnat du monde. A Helsinki dans la spectaculaire Hartwall-Arena, elle visera les quarts de finale, qui lui assurerait aussi une participation aux Jeux olympiques 2014 de Sotchi. Premier match samedi contre le Kazakhstan.

Après plus d'un mois d'une préparation intense, la Suisse va enfin entrer dans la compétition. Elle entamera samedi son pensum contre le néopromu, le Kazakhstan avant d'enchaîner dimanche avec un adversaire d'un tout autre calibre: la Biélorussie.

La sélection helvétique sera dirigée pour la troisième fois par Sean Simpson, successeur de Ralph Krueger depuis le printemps 2010. Lors de son premier Mondial, l'Anglo-Canadien avait conduit la Suisse en quarts de finale avec à la clé une défaite 1-0 face à l'Allemagne, portée par son public à Mannheim avant que le match ne se termine en pugilat. L'an dernier, la Suisse a connu moins de réussite. En Slovaquie, une défaite contre la Norvège l'a privée des quarts de finale.

Climat de confiance

Aujourd'hui, un climat de confiance règne au sein de la sélection helvétique. Il se fonde sur d'excellents résultats en matches de préparation, à la présence de trois joueurs du championnat de NHL (Streit, Sbisa, Niederreiter) et à un équilibre au sein des lignes. "Je n'ai jamais disputé un Championnat du monde avec une équipe aussi bien équilibrée dans toutes les lignes", lâchait Mark Streit mardi soir après le match contre le Canada.

L'avis du capitaine incite à l'optimisme mais rien ne remplacera jamais le terrain. Et la tâche s'annonce rude pour la Suisse. La nouvelle formule en deux groupes distincts de huit équipes - fini le tour intermédiaire - l'obligera à disputer sept matches en 11 jours. Et l'on sait d'expérience que plus la compétition avance, plus les forces viennent à manquer à la sélection helvétique par rapport aux grandes nations.

Pour accéder aux quarts de finale, la Suisse devra se classer au minimum à la 4e place de sa poule à Helsinki. Si le sort du Kazakhstan et de la France paraît scellé, la sélection de Simpson devra batailler ferme pour laisser la Slovaquie et la Biélorussie derrière elle. Bien sûr, un exploit contre le Canada ou les Etats-Unis serait le bienvenu car l'on voit mal la Suisse dominer la Finlande chez elle.

Identité défensive

"Sur le plan psychologique, nous sommes au mieux", relevait Sean Simpson après les deux rencontres face au Canada. Effectivement sa sélection ne semble présenter aucune anicroche au niveau de l'ambiance. Reste désormais à le répercuter sur la glace. Une fois de plus, le système défensif tiendra une part prépondérante dans le parcours des Suisses. Depuis les années Krueger, la sélection helvétique s'est forgée une véritable identité défensive. Elle ne prend pas beaucoup de buts, c'est acquis. Que ce soit avec Tobias Stephan ou Reto Berra, la plus belle progression du championnat, Simpson est déjà bien paré devant la cage.

Les duos défensifs sont solides, même si l'on a constaté que Sbisa semblait un peu en manque de rythme contre le Canada. Reste alors l'éternelle question du rendement offensif. Si l'on excepte Damien Brunner, la Suisse ne possède pas dans ses rangs un buteur patenté. Et encore, le Zougois a souffert lors des parties face au Canada. Toutefois, face à des nations moins bien armées que les Canadiens, le trio Brunner - Romy - Moser devrait pouvoir trouver le chemin des filets.

Du point de vue comptable, le salut devrait aussi venir de la ligne emmenée par Niederreiter. Le Grison a faim de glace et de buts. Son association avec Ambühl, toujours aussi incisif, et Wick semble prometteuse.

 

 

 

Le mode de la compétition

Pour la première fois depuis que le Championnat du monde compte seize équipes (1998), le tour préliminaire sera disputé avec deux groupes de huit équipes au lieu de quatre groupes de quatre équipes. Ainsi, le tour intermédiaire n'existe plus.

Les quatre premières équipes de chaque groupe sont qualifiées pour les quarts de finale. Cette année et l'année prochaine, comme les deux groupes ont lieu dans deux pays différents, les quarts de finale se jouent dans le même groupe. Les équipes classées dernières des deux groupes sont reléguées en Division I.

Prolongation/tirs au but: lorsqu'il y a match nul après 60 minutes, on joue une prolongation de 5 minutes au maximum (10 minutes dès les quarts de finale, 20 minutes en finale).

La prolongation se joue avec quatre joueurs de champ. S'il y a toujours match nul après prolongation suit une séance de tirs au but avec trois tireurs par équipe.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias