Zen-Ruffinen aussi dans la tourmente

25 oct. 2010, 10:02

Le «Sunday Times» a fait hier de nouvelles révélations concernant le présumé scandale de corruption au sein de la Fifa. Le Valaisan Michel Zen-Ruffinen, ancien secrétaire général de la Fifa, aurait désigné plusieurs officiels comme susceptibles d'accepter de l'argent en échange de votes en faveur de candidats à l'organisation des Coupes du monde 2012 et 2018.

Sur son site internet, le journal montre une vidéo prise en caméra cachée dans un restaurant de Genève. L'ancien secrétaire général y discute avec des journalistes, qui s'étaient fait passer pour des lobbyistes, de membres de la Fifa susceptibles de pouvoir être corrompus, mais dont les noms ont été rendus inaudibles.

Ultérieurement, Michel Zen-Ruffinen a déclaré au «Sunday Times» qu'il était «totalement contre» la corruption et qu'il avait simplement proposé de présenter les gens. «Je ne jouerais jamais ce jeu mais il y a des gens qui seraient prêts à le faire», a-t-il ajouté.

La commission d'éthique de la Fifa a suspendu deux membres du comité exécutif - le Nigérian Amos Adamu et le Tahitien Reynald Temarii - soupçonnés de corruption lors de l'attribution des Coupes du monde 2012 et 2018.

L'UEFA pas épargnée

L'UEFA est aussi touchée par une affaire de corruption. Dirigeant de la Fédération chypriote de football, Spyros Marangos a assuré au quotidien allemand «Süddeutsche Zeitung», que l'attribution de l'Euro 2012 à la Pologne et l'Ukraine avait fait l'objet d'achat de voix et de corruption de responsables de l'UEFA. «Les témoins sont prêts à déposer sous serment devant la justice», a indiqué l'avocat de Spyros Marangos. Cinq responsables de l'Union européenne de football seraient impliqués dans cette affaire où 11 millions d'euros auraient changé de mains. Marangos affirme avoir les témoignages de plusieurs personnes pour étayer ses accusations et assure avoir essayé «depuis deux ans de faire parvenir, en vain, ces informations à Michel Platini», le président de l'UEFA. Le quotidien allemand assure avoir eu accès à ces témoignages et affirme avoir les noms des personnes mises en cause.

«Si nous recevons des informations, des preuves, alors nous lancerons une investigation, mais nous n'avons rien à ce jour et ne pouvons rien dire pour l'instant», a réagi l'UEFA. L'Euro 2012 a été attribué à l'Ukraine et à la Pologne qui avaient devancé la candidature italienne avec huit voix contre quatre. /si