Un match à huis clos pour le FC Bâle puni à cause de ses supporters

Un match européen à huis clos et 130'000 francs d'amende, l'UEFA a eu la main lourde contre le FC Bâle, suite au mauvais comportement de ses supporters jeudi dernier à Salzbourg, en Autriche.
07 août 2015, 13:32
Les fans ont notamment allumé des fumigènes dans le stade de Salzbourg. Au final, c'est leur équipe qui est, comme toujours, sanctionnée.

L'UEFA a frappé fort à l'encontre du FC Bâle après les débordements de ses supporters jeudi dernier à Salzbourg. L'instance européenne a condamné le Champion de Suisse à disputer jeudi prochain au Parc Saint-Jacques son match aller des quarts de finale de l'Europa League contre le FC Valence à huis clos.

Le FC Bâle écope, par ailleurs, d'une amende de 130 000 francs. Il ne fera pas recours contre cette sanction en raison d'un "argumentaire trop limité" selon son président Bernhard Heusler. Pour les dirigeants bâlois, cette sanction n'a pas été seulement édictée en raison des débordements de Salzbourg qui avaient contraint l'arbitre à interrompre la rencontre durant un quart d'heure. Les fans bâlois avaient jeté des objets sur la pelouse. Le FC Bâle paie aussi l'addition d'autres incidents, dont l'épisode "Greenpace" lors du match de Ligue des Champions contre Schalke 04. Le FC Bâle risque ainsi un deuxième match à huis clos si de tels incidents se reproduisent d'ici deux ans.

"Nous n'avions pas encore fait démarrer la location pour le match de Valence. Nous ne nous faisions aucune illusion, poursuit Bernhard Heusler. Déposer un recours comportait un risque: celui de voir la sanction s'alourdir". Le président estime le manque à gagner à 2 millions de francs. Avec le recul, il ne croit pas avoir commis une faute en Autriche. Le club avait renforcé son personnel de sécurité à Salzbourg pour mieux encadrer des supporters qui s'étaient comportés de manière irréprochable en ville l'après-midi. "Seulement, il ne faut pas beaucoup de monde pour provoquer de tels incidents, relève-t-il. A Salzbourg, ce n'est qu'une quinzaine de personnes qui a dérapé..." Il reconnaît enfin que l'image du club a terriblement souffert de ces débordements.