Suisse – Bulgarie: «J’ai la chance d’être à la tête d’une équipe fantastique», réagit Yakin

Murat Yakin a réagi lundi soir à la victoire de l’équipe de Suisse et à sa qualification pour la Coupe du monde 2022. «Une part de chance nous a accompagnés, mais nous avons su la forcer.»
16 nov. 2021, 07:14
Murat Yakin: il a emmené l'équipe de Suisse au Qatar.

Murat Yakin a vécu lundi soir à Lucerne l’une des plus belles soirées de sa carrière. «C’est un moment unique. J’ai la chance d’être à la tête d’une équipe fantastique», dit-il.

«Je veux tout d’abord remercier le président de l’ASF Dominique Blanc et le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami. J’ai senti leur confiance dès notre premier rendez-vous qui a eu lieu le… 1er août. Grâce à eux, j’ai pu vivre un tel moment, explique-t-il. J’ai su ces dernières années être à la fois patient et humble. Et j’ai le sentiment que cette attitude a payé. C’est ce qui rend le football magnifique.» 

Le lien qu’il a su tisser immédiatement avec ses joueurs explique également cette réussite. «J’ai senti une sorte d’harmonie dès le premier jour. Je dois beaucoup à mes joueurs, à mon staff aussi, poursuit-il. Cette qualification est méritée. Une part de chance nous a accompagnés, mais nous avons su la forcer.»

A mes yeux, le facteur performance sera toujours le premier critère dans mes choix. 
Murat Yakin

«Concentré» et «calme», Murat Yakin s’est efforcé de rassurer ses joueurs à la pause. «Il y avait aussi 0-0 à Belfast entre l’Irlande du Nord et l’Italie. Il n’y avait pas de raison de paniquer, poursuit-il. Notre première mi-temps n’était pas à jeter. Nous avions seulement manqué de résolution dans le dernier geste.».

Et il y a eu, ensuite, ce feu d’artifice de la seconde période sous l’impulsion d’un grand Xherdan Shaqiri. «Lorsqu’il est fit et qu’il est dans le rythme, Xherdan montre à tout le monde qu’il possède un pied gauche en or, lâche-t-il. Oui, Xherdan est un footballeur génial et il a su, surtout, être un capitaine exemplaire.»

Murat Yakin reconnaît que la Coupe du monde est encore loin. «Elle n’aura lieu que dans une année. D’ici-là, bien des choses peuvent se produire, glisse-t-il. A mes yeux, le facteur performance sera toujours le premier critère dans mes choix. Il l’a été depuis le premier jour et il le restera».