Servette reprend la tête du classement de Challenge League

Le Servette FC repart à la conquête de la Super-league en reprenant le leadership de l'anti-chambre de l'élite. La victoire 3-1 contre Wohlen propulse le club romand en pôle position alors que les joueurs ne sont plus payés depuis début mars.

14 avr. 2015, 07:04
Benjamin Besnard qui célèbre son but avec Servette FC.

Servette est à nouveau leader de Challenge League. Les Grenats se sont imposés 3-1 contre Wohlen en clôture de la 27e journée et devancent désormais Lugano d'une longueur et les Argoviens de deux.

Autant le dire d'emblée, la rencontre n'a eu de sommet que l'intitulé. Mais, dans le contexte extra-sportif actuel, compte tenu de l'importance de ces trois points-là, personne n'osera le reprocher à des Servettiens toujours dans l'attente de leur salaire de mars.

Au décompte des occasions nettes, le SFC n'a en rien volé sa victoire. Il aurait dû ouvrir la marque dès la 6e minute, mais Vonlanthen a tiré le penalty qu'il avait lui-même obtenu sur la transversale. Ce n'était que partie remise puisque Martignoni, après un relais avec Besnard, a joliment inscrit le 1-0 à la 10e.

Dominé au milieu, Servette a connu par la suite, et jusqu'à la pause, quelques moments délicats. Notamment à la 31e, quand Grether a allumé la barre de Frick et que, sur le prolongement de l'action, Brahimi a passé en revue la défense genevoise pour égaliser.

Ambiance morne dans le stade à cause d'un boycott d'une partie du public

La seconde période fut en revanche clairement à l'avantage des Grenats. Le 2-1 signé à la 54e par le décidément intenable Benjamin Besnard - le transfuge hivernal de Meyrin en est à cinq buts en huit rencontres... - était en ce sens une juste récompense pour la formation genevoise. A qui l'on a refusé à la 57e un but de Doumbia pourtant valable en raison d'une position de hors-jeu inexistante.

Une réussite qui aurait dû être accordée, au contraire d'un penalty offert à Wohlen pour une faute imaginaire de Martignoni mais que l'ancien Servettien Ramizi envoyait sur le... poteau (77e)! Il y a donc eu une justice lundi à la Praille. Et Vonlanthen s'est chargé de mettre à l'abri les siens une minute plus tard.

Plongé dans de très sérieux ennuis financiers, Servette a retrouvé le sourire sur le terrain. Dommage qu'une partie du public, pour de risibles revendications de cours d'école, ait décidé de boycotter le match en le suivant, silencieusement ou presque, depuis les coursives et non les gradins. L'ambiance s'en est ressentie, malgré la présence annoncée de 5743 spectateurs. Le SFC, staff, joueurs et administration ensemble, qui lutte pour sa survie, méritait mieux.