Le LS sorti par Thoune au terme d'une rencontre de très petite cuvée

Logique respectée dans une lugubre Pontaise (800 spectateurs), où le FC Thoune s'est qualifié pour les 8es de finale de la Coupe de Suisse au détriment de Lausanne-Sport (1-0). Mais que le match fut ennuyeux et faible techniquement !

19 sept. 2014, 21:53
Les Bernois Christian Schneuwly (à gauche) et Stefan Glarner célèbrent l'unique réussite de la rencontre.

Néanmoins, comme il ne faut pas tout voir en noir, on peut remercier les tragédiens des deux camps d'avoir offert aux observateurs tout le loisir d'effectuer quelques recherches. Histoire de meubler un peu... Alors, petit rappel à ceux qui l'ignoraient, le nom de la coupe remise au vainqueur de la compétition est le trophée Aurèle-Gilbert Sandoz, du nom d'un banquier lausannois ayant offert en 1926 à la Fédération suisse de football et d'athlétisme l'objet de 48,5cm et 6,8kg.

Petite information encore pour ceux qui se poseraient la question, la dernière recrue du LS, le talentueux Chris Malonga, est visiblement en manque de rythme. Il était bien sûr possible de compter précisément son temps de jeu depuis un an pile: 1'357 minutes, soit l'équivalent de 15 rencontres pleines. Il était en fait possible de compter tout et n'importe quoi, sans rater une miette des événements se déroulant - ou pas... - sur la pelouse.

Ainsi n'a-t-on pas manqué les quelques timides et maladroites tentatives de part et d'autres. Le magnifique arrêt réflexe de Fickentscher sur une tête de Reinmann à la 40e (merci !). La sortie sur blessure à la 42e du buteur bernois Sadik. Ou encore le but de Ianu annulé pour hors-jeu à la 55e, tout comme le tir sur le poteau de Kaludjerovic à la 62e. Puis aussi cette frappe de Mveng obligeant Faivre à sa première parade à la 63e. Tiens, le match avait enfin commencé !

Rassurez-vous, sans atteindre des sommets non plus. Juste assez pour ranger le sudoku et arrêter de consulter ses courriels. Après de si longues minutes de souffrance, cela aurait été dommage de rater l'effort côté droit de Gonzalez - à peine entré en jeu - et sa passe décisive pour Schneuwly (71e), au coeur d'une défense vaudoise solide jusque-là mais complètement désorganisée sur cette action.

Voilà tout. Le seul point positif à retirer de pareil "spectacle" est que les joueurs pourront jouir pleinement de l'un des rares samedi soir qu'ils ont à disposition en cours de saison. Alors rendez-vous sur les dancefloors.