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Le Bayern Munich sacré champion d'Europe

Inspiré par Arjen Robben, auteur du but décisif à la 89e et d'un assist, le Bayern Munich a remporté la Ligue des champions pour la cinquième fois de son histoire. En finale à Wembley, les Bavarois ont battu un valeureux Borussia Dortmund 2-1. S

26 mai 2013, 11:03
Bayern Munich players celebrate,  after winning the Champions League Final against Borussia Dortmund , at Wembley Stadium in London, Saturday May 25, 2013. (AP Photo/Kirsty Wigglesworth)

Cette rencontre, intense et de grande qualité, a été de loin la plus attractive finale mettant aux prises deux clubs d'un même pays. Dans une ambiance exceptionnelle, les deux antagonistes ont affiché un état d'esprit conquérant, comme c'est généralement le cas en Bundesliga.

Les Bavarois, dominés durant la demi-heure initiale, ont peu à peu pris le contrôle du match, profitant d'une baisse de régime des joueurs du Borussia. Mandzukic, servi par Robben, ouvrait le score à la 60e. Mais Dortmund parvenait à égaliser à la 68e sur un penalty de Gündogan sifflé pour une faute de Dante sur Reus. Sur cette action, le défenseur brésilien, qui avait déjà été averti, pouvait s'estimer heureux d'éviter un second carton jaune.

Sur la ligne

Le Bayern poussait fort dans les vingt dernières minutes. Subotic sauvait sur la ligne après un tir de Muller (72e), puis Weidenfeller retardait l'échéance en s'interposant sur des essais d'Alaba (76e) et Schweinsteiger (87e). Les Munichois arrachaient la victoire, de manière méritée, sur un rush de Robben après un service de Ribéry.

Le Néerlandais, qui avait manqué un penalty dans les prolongations lors de la finale perdue l'an dernier à Munich contre Chelsea, prenait ainsi une éclatante revanche, lui qui a été désigné homme du match. "Je suis heureux de me débarrasser de l'étiquette du loser", relevait-il. Robben avait déjà perdu deux finales de Ligue des champions, ainsi qu'une finale de Coupe du monde. "Maintenant, je peux oublier tous ces mauvais souvenirs."

Gardiens en verve

Les courbes de performance des deux équipes ont épousé des trajectoires opposées. Dortmund est parti très fort, pressant haut et lançant quelques attaques magnifiques sous l'impulsion de Gündogan et Reus. Neuer a été fortement mis à contribution. Impeccable, le gardien du Bayern sauvait devant Lewandowski (14e), Blaszczykowski (15e), Reus (19e), Bender (22e) et Lewandowski encore (35e). Son arrêt du pied au quart d'heure sur la reprise à bout portant de Blaszczykowski a peut-être été le tournant du match.

Au bord de la rupture, le Bayern a eu l'immense mérite de ne pas s'affoler, de laisser passer l'orage. Et au fil des minutes, le "Rekordmeister" a pu jouer plus haut dans le terrain, a gagné davantage de duels et a commencé à menacer le but adverse. A son tour, Weidenfeller s'est alors mis en évidence. Il détournait de justesse une tête de Mandzukic (26e). Puis, il s'interposait deux fois devant Robben (30e/43e), avec certes pas mal de chance sur la deuxième occasion du Néerlandais puisque le tir en force de celui-ci arrivait en plein visage du dernier rempart de Dortmund.

En seconde période, Neuer n'a par contre eu aucune parade à faire, alors que son homologue avait du travail plein les bras. Jürgen Klopp le reconnaissait. "Dans le dernier quart d'heure, nos forces ont manqué. Le Bayern a mérité la victoire."

Une saison exceptionnelle

Déjà champion d'Allemagne après un parcours rempli de records, le Bayern aura l'occasion samedi prochain à Berlin de réaliser un fabuleux triplé en finale de la Coupe contre le VfB Stuttgart. "Ce que nous avons fait a été exceptionnel. Dans toute l'histoire de la Bundesliga, aucune équipe n'a été aussi régulière à un aussi haut niveau", relevait Jupp Heynckes.

"Aujourd'hui, nous avons vu la détermination de mon équipe. Le temps était venu pour des joueurs comme Robben, Lahm, Schweinsteiger de gagner quelque chose d'aussi grand", a dit l'entraîneur bavarois, qui a rejoint Ernst Happel, Ottmar Hitzfeld et Jose Mourinho dans le cercle des entraîneurs qui ont mené deux clubs différents à la victoire dans la principale compétition européenne. Pep Guardiola, qui prendra la direction de l'équipe le 1er juillet, aura vraiment de la peine à faire mieux que le vétéran Heynckes, qui pourra partir la tête haute après une telle saison.

Même s'il n'a pas foulé la pelouse de Wembley, Xherdan Shaqiri est devenu le troisième Suisse de l'histoire à gagner la Ligue des champions. Il rejoint au palmarès Stéphane Chapuisat (titré avec Dortmund en 1997) et Ciriaco Sforza. Ce dernier avait gagné en 2001 avec le Bayern, mais il n'avait non plus pas quitté le banc lors de la finale.

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