L'Inter pourrait prolonger son règne

22 août 2009, 11:34

La Serie A redémarre ce week-end, dans un contexte plutôt spécial pour le quadruple tenant du titre, l'Inter Milan. Ayant perdu son plus bel atout Zlatan Ibrahimovic, Jose Mourinho va devoir cette année réaliser un sacré tour de force: ajouter un cinquième scudetto d'affilée en étant la cible de toutes les autres formations et enfin briller en Ligue des champions.

Si l'échange Ibrahimovic-Eto'o entre l'Inter et Barcelone ne devrait poser aucun problème aux deux clubs du point de vue du rendement devant les buts, le roque pourrait avoir quelque chose d'une petite révolution dans le palais nerazzuro. Car, si le talent de finisseur du Camerounais n'est plus à prouver, son impact dans le jeu n'est pas le même que celui de son illustre prédécesseur suédois (57 buts en 88 matches de championnat, dont 25 la saison dernière).

Le technicien portugais, qui a également perdu le retraité Figo, n'a toutefois pas manqué son affaire durant le mercato. Il a en effet engagé le buteur du Genoa Diego Milito (24 buts en 2008-2009), ainsi que son coéquipier, le demi Thiago Motta. Ajoutez à cela le retour de prêt de Suazo (Benfica), l'arrivée imminente de Wesley Sneijder (Real Madrid) et la conservation des prodiges Santon et Balotelli, et l'Inter semble équipé pour défendre sa couronne.

Mais cela risque de ne pas être suffisant aux yeux du président Moratti, qui n'avait pas hésité à remercier Roberto Mancini en mai 2008, malgré trois titres de champion. L'homme fort du club lombard veut la Ligue des champions, que l'Inter a remportée deux fois, en... 1964 et 1965. Il y a fort à parier qu'une accession en demi-finale est le strict minumum si le provocateur Mourihno entend conserver son emploi.

Le plus grand rival de l'Inter risque fort d'être la Juventus, que son nouvel entraîneur Ciro Ferrara articulera autour du meneur de jeu brésilien Diego, acheté au Werder Brême. Avec les renforts pertinents Melo (Fiorentina) et Caceres (Barcelone), ainsi que le retour de Fabio Cannavaro (qui avait quitté le club quand celui-ci avait été relégué administrativement), la Vieille Dame aura de solides arguments à faire valoir.

La stabilité turinoise contraste avec la nouvelle ère qui s'est ouverte à l'AC Milan, an I post-Kaka. Sans sa perle devenue madrilène, l'équipe du néophyte Leonardo partira quelque peu dans l'inconnu. Son trident offensif Pato - Huntelaar (Real Madrid) - Ronaldinho dépendra énormément de l'état de forme du fantasque dernier nommé. Sa solidité défensive ira de pair avec la santé de Nesta, nouveau patron de l'arrière-garde après le départ à la retraite de Paolo Maldini (première saison sans le mythique no 3 depuis 1983!). L'ancien international italien sera associé au très prometteur Thiago Silva. Le Milan a toutefois de grandes chances de payer cher ses ennuis financiers et la politique de sa direction, qui continue de miser sur une équipe vieillissante.

Côté suisse, Stephan Lichtsteiner sera certainement le plus en vue. Si la péninsule apprécie également beaucoup l'abattage dans l'entre-jeu de l'Udinese de Gökhan Inler, qui n'est finalement pas parti en Angleterre (Arsenal, Liverpool), c'est bel et bien le latéral de la Lazio Rome qui jouit de la plus grande cote de popularité.

Autre prétendant à une place de titulaire dans un couloir droit, Marco Padalino va devoir confirmer sa bonne progression de 2008-2009 à la Sampdoria, où Reto Ziegler a de bonnes chances de partir titulaire dans le 4-4-2 de Luigi Del Neri.

Pour Michel Morganella (Palerme) et Jonathan Rossini (Sampdoria), la donne sera sensiblement différente. Encore jeunes - 20 ans -, les internationaux espoirs tenteront avant tout de se faire une place dans leurs effectifs respectifs. Avec, en perspective, quelques apparitions ponctuelles. /si

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