L'équipe de Suisse se maintient en vie

Même si la flamme de l'espoir est bien petite, la Suisse n'est pas éliminée dans la course à l'Euro 2012. La victoire 4-1 obtenue à Bâle devant le Pays de Galles lui permet d'y croire encore.

12 oct. 2010, 22:43

La Suisse s'est imposée grâce à un doublé de Stocker (8e et 89e),  une réussite de Streller (21e) et un penalty d'Inler (82e). Mais  jusqu'à cette réussite du demi de l'Udinese, qui avait été provoquée  par un Barnetta retrouvé, les Suisses sont restés sous la menace  d'un adversaire valeureux mais dont les faiblesses défensives ne  pardonnent pas au niveau international.

Après les défaites contre l'Angleterre et au Monténégro, ce  succès contre l'équipe la plus faible du groupe offre un «sursis» de  six mois aux Suisses. A Sofia le 26 mars prochain, la victoire sera  également impérative en Bulgarie pour préserver les chances de  qualification. Elle sera très vraisemblablement bien plus ardue à  obtenir que celle de ce soir.

Un but heureux

Pour la première fois depuis une année, les Suisses ont regagné  les vestiaires à la pause en menant au score lors d'un match  officiel. Ce 2-1 ne les lésait pas, bien au contraire. Les Gallois  ont, en effet, été victimes d'une erreur d'arbitrage sur le 2-1 de  Streller dans la mesure où l'arbitre leur avait refusé un corner  évident quelques secondes plus tôt.

Mais l'attaquant du FCB avait su forcer la réussite pour redonner  l'avantage à ses couleurs. Il dévissait complètement sa frappe sur  un service d'Inler pour abuser le gardien Hennessey. La Suisse avait  ouvert le bal à la 8e grâce à une tête de Stocker après un arrêt de  Hennessey sur un essai de Barnetta.

Ce but tant espéré, qui devait constituer le grand déclic, ne  «libérait» pas vraiment les protégés d'Ottmar Hitzfeld. Un ballon  perdu par Inler et une erreur de placement de Grichting offraient  une occasion en or à Bale pour égaliser. Le gaucher de Tottenham, le  meilleur joueur sur le terrain, ne ratait pas l'aubaine.

Le premier fait de ce début de match un peu fou fut la blessure  de Benaglio. Forfait au Monténégro, le gardien de Wolfsburg se  blessait dès les premiers instants du match et devait céder sa place  à Wölfli. Le joueur et le staff médical ont-ils péché par excès  d'optimisme?

Frei sifflé

Une tête de King à la 51e rappelait aux Suisses que la messe  étaient encore loin d'être dite. Cette occasion du joueur de  Leicester agissait presque comme un électrochoc. Les Suisses  prenaient enfin une véritable emprise sur la rencontre pour se créer  des chances en or par Stocker (52e), Streller (62e) et Ziegler  (70e). Le public n'était pas avare en encouragements pour cette  Suisse qui recherchait un troisième goal.

Mais on était encore loin du grand amour avec des sifflets qui  n'épargnaient pas un Alex Frei il est vrai bien malheureux sur ses  balles arrêtées. Même dans «son» stade, le capitaine, remplacé sans  doute trop tardivement à la 79e par Derdiyok qui fut à l'origine du  4-1 avec une percée éblouissante sur le flanc droit, n'a plus  vraiment la cote. /si