Jeux Olympiques de Rio: abandonné aux pilleurs, le stade du Maracanã est dans un piteux état

Le célèbre stade du Maracanã, qui a accueilli la Coupe du monde en 2014 puis les Jeux Olympiques de Rio en 2016, est dans un bien triste état. Des images révèlent le lieu abandonné aux mains de pilleurs. 300 millions avaient pourtant été dépensés pour sa rénovation.
12 janv. 2017, 10:43
/ Màj. le 12 janv. 2017 à 12:38
Le stade a été pillé et s'est transformé en décharge.

Enceinte mythique qui fut le fleuron de la Coupe du monde de football au Brésil en 2014 et des Jeux Olympiques 2016 en accueillant notamment les cérémonies d'ouverture et de fermeture en plus des rencontres de football mais aussi les Jeux paralympiques, le stade Maracanã se retrouve dans un triste état, relaie jeudi le Figaro

Une journaliste de la chaîne TV brésilienne O Globo qui a poussé les portes de cette enceinte a dressé un constat désolant d'installations quasiment à l'abandon alors qu'elles avaient été rénovées à l'occasion du Mondial 2014 pour plus de 300 millions d'euros.

 

 

La Fédération de football de Rio a fait appel à la police pour tenter de mettre un terme à cette lente dégradation car depuis la fin du championnat de football brésilien en novembre, la sécurité et la surveillance du bâtiment n'est plus assurée. Des individus mal intentionnés n'hésitent pas à entrer par effraction et à voler tous types d'objets à l'intérieur du stade de 78.000 places: lavabos, extincteurs, télévisions, câblage électrique...

 

 

Selon Carolina Oliveira Castro, les détritus s'accumulent un peu partout avec des «odeurs épouvantables» et les chats errants auraient fait de l'enceinte leur refuge. La chaîne Fox Sports, qui a aussi eu accès aux installations, a qualifié le Maracanã de «poubelle géante» et a diffusé des images désolantes des équipements cassés, des fenêtres brisées et des escaliers élévateurs abîmés. Quant au gazon, cuit par le soleil de plomb qui chauffe Rio à cette période de l'année, il semble complètement à l'abandon et totalement impraticable.

 

 

Que faire pour arrêter ce fiasco? La situation semble figée pour le moment car les différents camps, autorités locales, concession du stade et Comité d'organisation des Jeux olympiques se renvoient la balle de la responsabilité des coûts d'entretien et de surveillance. Une réunion est programmée le 17 janvier entre la municipalité et les Fédération de football de Rio pour sauver ce chef d'œuvre d'architecture en péril.