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Arbitrage à cinq et technologie au menu

L'arbitrage à cinq, déjà expérimenté en Europa League, pourrait être généralisé. Ce sujet, parmi bien d'autres, est à l'ordre du jour de la réunion annuelle de l'International FA Board, aujourd'hui à Zurich.

06 mars 2010, 04:15

Le Board, organe garant des lois du jeu, a mis aujourd'hui à son agenda l'arbitrage à cinq, actuellement expérimenté en Europa League, et la «technologie» sur la ligne de but, pour savoir si le ballon est bien rentré, à l'occasion de son 124e congrès annuel à Zurich. Le Board doit prendre connaissance des rapports sur les expérimentations de l'arbitrage à cinq et discuter de la prolongation de cette initiative pour la prochaine saison.

L'éternel débat - faut-il aider l'arbitre central avec la vidéo ou des moyens humains supplémentaires - avait connu un nouveau chapitre avec la main de Thierry Henry qui avait permis de qualifier la France, aux dépens de l'Eire, pour la Coupe du monde 2010.

«L'arbitrage (réd: sous sa forme actuelle) est mort, je le dis depuis 10 ans. La télévision fait que l'arbitrage est mort. Cette main, il y a 20 ans lui et le gardien de but auraient été les seuls à le savoir», avait commenté dans un entretien à l'AFP le 4 décembre Michel Platini. Le président de l'UEFA ne voit pas «d'autre solution que deux arbitres supplémentaires» pour aider l'arbitre de champ et ses deux assistants.

L'ancien meneur de jeu de l'équipe de France est farouchement opposé à l'assistance vidéo: «Le football doit rester humain. Si on prend la vidéo pour les qualifications d'un Euro, ça veut dire que pour un Féroé-Estonie, devant 1000 personnes, il faudra 25 caméras, soit 200 000 euros! Et puis on va voir que sur une faute, il y avait faute avant, et encore avant: ce serait la fin du football.» Michel Platini souhaite que l'arbitrage à cinq soit avalisé par le Board dans le futur, pour l'étendre le plus rapidement possible aux autres compétitions relevant de l'autorité européenne du football (Ligue des champions ou championnat d'Europe des nations par exemple).

Le président de la Fifa, Joseph Blatter, avait évoqué ce sujet le 2 décembre au Cap, en marge du tirage au sort du Mondial. Le «patron» du football mondial avait précisé que, quoi que le Board décide en mars, l'arbitrage resterait à trois personnes sur le terrain (un arbitre central et deux assistants, plus le délégué hors du terrain) pour la Coupe du monde 2010.

Joseph Blatter est également opposé à la vidéo en matière d'arbitrage, mais ouvert à la technologie sur la ligne de but (pour les questions sur les franchissements litigieux). Ce dossier s'était jusqu'ici heurté à des problèmes techniques et aux réticences du Board. /si

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