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Etter apprend la vie sans son crack

10 déc. 2010, 11:18

Comme en Formule 1, où un grand pilote n'est rien sans une voiture compétitive, le saut d'obstacles est avant tout une affaire de chevaux hors du commun. De cracks, comme on les appelle d'habitude. Quand un cavalier perd sa monture de pointe, c'est tout bonnement la suite de sa carrière qui est menacée.

«Un cavalier moyen sur un cheval exceptionnel peut battre un cavalier exceptionnel sur un cheval moyen», acquiesce Daniel Etter (photo Keystone). Le Bernois vient de connaître la mésaventure de perdre son crack, «Peu à Peu», que sa propriétaire Esther Steiner ne veut plus voir concourir.

«Je ne m'y attendais pas», raconte-t-il. «J'ai tout essayé pour le garder, j'ai même proposé de l'acheter. Mais c'était impossible.» Il ne reste plus à Etter qu'à prendre cela avec philosophie. «Tous les cavaliers connaissent cela. Il faut faire avec. Je ne vais pas me pendre.» Ses plus grands succès, le Bernois de 36 ans les a obtenus, en 2009, avec le hongre westphalien: médaille d'or aux Européens par équipes et 6e rang individuel, 10e place de la finale de la Coupe du monde et victoires dans les Grands Prix Coupe du monde d'Oslo, Helsinki et Bois-le-Duc.

Perdre «Peu à Peu» est de ce fait un immense coup d'arrêt dans la carrière d'Etter. «Je n'ai pas peur pour moi. Par contre, cela va changer la donne concernant ma vie dans le sport de haut niveau.» Le Bernois sait qu'il s'apprête à traverser un désert qui peut durer plusieurs années.

Tout frais champion du monde sur «Vigo d'Arsouilles», le Belge Philippe Le Jeune a par exemple dû patienter 18 ans entre sa victoire dans le GP de Genève et son sacre mondial.

Même Rodrigo Pessoa a dû ronger son frein quelque temps après la mise à la retraite de son mythique «Baloubet du Rouet». Le Brésilien est désormais en train de rebondir, avec notamment «Let's Fly» et «Rebozo».

Les Suisses ont eux aussi été confrontés à ce cas de figure. Willi Melliger n'a plus atteint les mêmes sommets après «Calvaro». Steve Guerdat, à qui son propriétaire Jan Tops a retiré «Tijl van het Pallieterland», a connu une année compliquée avant de retrouver, grâce à son mécène, des montures de premier plan, notamment «Jalisca Solier». /si

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