Encore un désaccord

28 mars 2008, 12:00

L'Agence mondiale antidopage (AMA) se retire du projet de passeport sanguin mené par l'Union cycliste internationale (UCI), en raison de l'action en justice intentée contre son ancien président Dick Pound par l'UCI.

«Depuis octobre 2007, l'AMA a soutenu l'UCI dans ce projet pilote dans le cyclisme par des moyens financiers et humains», a commenté le président de l'AMA, John Fahey: «A la lumière de l'attaque de l'UCI contre l'AMA, l'AMA considère qu'un partenariat avec l'UCI n'est plus tenable et va donc mener des discussions avec d'autres sports afin d'aller de l'avant avec le projet de Passeport de l'athlète.»

«La mise en place du passeport sanguin va se poursuivre», a pour sa part réagi un responsable de l'UCI. L'UCI et son ex-président Hein Verbruggen ont annoncé la semaine dernière l'ouverture d'une action en justice contre Dick Pound pour ses «propos continus injurieux et biaisés» sur la politique antidopage de l'UCI.

L'AMA avait contre-attaqué en se déclarant solidaire de Dick Pound et estimant que l'UCI ferait mieux de consacrer son budget juridique au cas Floyd Landis, le cycliste américain qui fait appel devant le tribunal arbitral du sport de sa suspension de deux ans.

Outre cet ultime épisode opposant Pound et Verbruggen, l'échec du passeport intervient après plusieurs semaines de tension entre AMA et UCI, liée en partie au désaccord entre l'UCI et les organisateurs des grands Tours cyclistes.

Lors du conflit l'opposant aux organisateurs de la Grande Boucle et de Paris-Nice, l'UCI avait fait savoir qu'elle appliquerait «prioritairement le passeport à ses partenaires respectueux du règlement».

Le directeur général de l'AMA, David Howman, avait tenu à rassurer dans un premier temps, en affirmant que les résultats seraient utilisables pour le Tour de France et minimisant les sujets de désaccords entre les deux principaux «partenaires». /si