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Dimitri Cuche sans pression à l'heure du grand saut

Dimitri Cuche (22 ans) fera ses premiers pas en Coupe du monde ce matin lors du slalom de Wengen. Première manche à 9h45. Wengen, l'une des pistes de slalom les plus sélectives du circuit. C'est sur cette pente mythique que Dimitri Cuche, 23 ans le 22 mars, effectuera ses premiers virages en Coupe du monde, ce matin, affublé du dossard 64. La première manche est prévue à 9h45, la deuxième, réservée aux 30 meilleurs, à 12h30.

13 janv. 2008, 12:00

Le skieur du Pâquier, qui vit sa quatrième saison dans le cadre C de Swiss-Ski, s'entraîne avec le groupe technique de Coupe d'Europe. Son meilleur classement en slalom dans la catégorie reste sa 12e place de 2006 à Salla (Fin). Il est entré à six autres reprises dans le top 30. Ses résultats de début janvier à Nauders (Aut) - 25e et 36e, 2e et 3e meilleur Suisse - lui ont valu son sésame pour Wengen.

«La Coupe du monde est un rêve, qui devient un objectif à mesure que l'on s'en approche», sourit Dimitri Cuche. «Je n'aurai pas d'autre but que d'essayer de me qualifier. Avec mon dossard, pour entrer dans les 30, je devrai m'engager à fond et tout risquer. Mieux vaut attaquer et sortir que de terminer 45e!»

Le Neuchâtelois a déjà skié à deux reprises à Wengen. «Mais j'avais 16 ans et c'était ma première année en juniors! C'était rude, mais du temps a passé et je me suis habitué, depuis, aux parcours verglacés. En plus, je préfère les pistes un peu vallonnées à celles dont la pente est uniforme.»

Dimitri Cuche s'est entraîné hier matin à Adelboden en compagnie de Gini, Villeta et Vogel. «C'est très bien allé, les sensations sont là», assure-t-il. «C'est génial de pouvoir faire mes grands débuts en Suisse! Il y a de l'envie, de l'excitation, mais pas trop de stress. On n'attend rien de moi, excepté que je fasse tout pour essayer de me qualifier. Je serai l'outsider complet! J'ai bien plus de pression en Coupe d'Europe, où mon objectif est de finir dans le top 30 final en slalom. Je n'y suis pas encore, je n'ai marqué des points qu'à une seule reprise cette saison...»

Sportivement, le Neuchâtelois ne voit pas la Coupe du monde comme une autre planète. «Sur la piste, tu fais ta course, du mieux que tu peux. C'est tout ce qu'il y a autour qui change. Le public, les médias, les sponsors... De ce côté-là, la Coupe d'Europe vit dans l'ombre. Je suis à la porte du top 100 mondial en slalom (réd: 116e sur la liste FIS) et sans un sponsor personnel que j'ai trouvé, je n'aurais aucun revenu, sinon les éventuelles primes de course... Et beaucoup de frais sont pour ma poche. C'est frustrant de ne rien gagner lorsque l'on voit l'argent qui circule dans le foot, le hockey ou le tennis, à des niveaux pourtant bien moins hauts.» Vaste débat... /ptu

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