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Prêts à tout pour Fabian Cancellara

Hommes de l'ombre, les équipiers de «Spartacus» vont se sacrifier pour favoriser la victoire de leur leader.

09 avr. 2011, 12:01

Comme une semaine plutôt avant le Tour des Flandres, le Team Léopard a vu les choses en grand pour sa conférence de presse. Voitures aux couleurs du sponsor, écran géant, immenses posters, estrade avec fauteuils en cuir pour les interviews télévisées, l'équipe luxembourgeoise soigne son image. Si la salle est plus grande que sept jours plus tôt, le cérémonial ne change guère. Durant l'heure d'interviews, il n'y en a que pour Fabian Cancellara.

Assis à ses côtés, ses sept équipiers jouent les figurants. Dimanche sur Paris-Roubaix, ils seront à nouveau dans l'ombre de «Spartacus», mais leur rôle n'en sera pas moins déterminant. En fidèles soldats, ils sont prêts à tout pour favoriser les ambitieux desseins de leur capitaine. «Je vais travailler depuis le début de la course et jusqu'à ce que je sois raide», annonce Giacomo Nizzolo, le jeune Italien de 22 ans, tout impressionné de se retrouver dans la même équipe que le champion du monde du contre-la-montre. «La première fois que je l'ai vu, en décembre à Crans-Montana, je ne pouvais pas y croire!», avoue-t-il.

«Un vrai Suisse»

A 36 ans, Joost Posthuma a croisé des quantités de coureurs, mais il n'est pas le dernier à louer les qualités de Cancellara. «C'est un vrai capitaine qui cherche à créer un esprit de groupe en se souciant de ses coéquipiers. Il se comporte comme un leader, pas comme une star», raconte le Néerlandais. Une implication que souligne aussi le Belge Wouter Weylandt. «Cancellara sait mettre l'ambiance dans l'équipe», reconnaît-il, avant de partager une anecdote qui l'a marqué. «C'est un vrai Suisse. Il est ponctuel et très appliqué. En novembre dernier lors de notre première rencontre dans cet hôtel, j'ai été frappé de voir dans son agenda que tout était planifié jusqu'au soir de Paris-Roubaix!»

Posthuma a lui aussi été surpris par cette organisation rigoureuse. «Il est focalisé sur Paris-Roubaix depuis des mois. Il est minutieux, il contrôle tout et ne laisse rien au hasard. Le vélo qu'il utilisera dimanche, il l'a testé en février déjà au Tour d'Oman», dévoile-t-il.

Coéquipier de Cancellara depuis cinq ans, Stuart O'Grady a beaucoup de respect pour le Bernois. «Fabian est un coureur unique avec un moteur énorme. C'est quelqu'un de très motivé, amical et très généreux. Il est assez facile à vivre», sourit l'Australien, qui partage sa chambre avec le Bernois depuis 2006.

Un petit défaut?

Dans ce concert de louanges, ils ne sont pas nombreux à oser évoquer les défauts de leur leader. «Personne ne peut être parfait. C'est un gars comme tout le monde, qui aime bien faire des blagues», s'avance Martin Mortensen. De là à parler de défaut... «S'il faut en donner un, je dirais qu'il est maniaque avec ses cheveux. Il faut toujours qu'ils soient parfaits», révèle le Danois.

Admiratifs de la phénoménale puissance du Bernois, ses équipiers sont éblouis par les exploits de leur chef de file. «Ce qui est le plus impressionnant chez lui, c'est qu'il est capable de gagner toutes les courses qu'il vise. Il doit pourtant assumer beaucoup de pression et de responsabilités, mais il a la capacité de ‹manger› ce stress et de gagner le 99% des fois», commente O'Grady.

A entendre l'Australien, le doute n'est pas permis. Après avoir manqué la victoire sur le Tour des Flandres la semaine passée, Cancellara va inscrire ce dimanche une troisième fois son nom au palmarès de Paris-Roubaix. «Oui, il va gagner, lâche un O'Grady péremptoire. Je ne dis pas ça car c'est mon coéquipier, mais le Tour des Flandres, c'est une course d'équipiers. Les coureurs lâchés peuvent toujours revenir et la course sert les opportunistes. Sur Paris-Roubaix, tu ne peux pas te cacher sur 2 km de pavés. Ou tu as la force de suivre ou tu ne l'as pas. Quand un mec explose, il ne revient pas!»

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