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Champion prudent

La saison passée a été, pour Didier Cuche (33 ans), sa meilleure depuis son arrivée dans le Cirque blanc en 1993. Mais le Neuchâtelois n'est pas homme à regarder dans le rétro. Après «l'apéritif» de Sölden, le champion des Bugnenets, auteur du meilleur temps lors de la première decente d'entraînement à Lake Louise, aborde les épreuves nord-américaines avec confiance mais sans fanfaronner. Avant le premier entraînement de la descente de Lake Louise, c'est un Didier Cuche détendu qui parle de ses souvenirs, de son entraînement intensif en slalom et de ses objectifs.

23 nov. 2007, 12:00

Les courses de Lake Louise n'ont été confirmées qu'au dernier moment à cause des conditions de neige précaires. L'entraînement de mercredi a même été annulé. Comment jugez-vous les conditions actuelles?

Mercredi, nous avons tout de même pu aller durant une heure sur la partie inférieure de la piste. Celle-ci est compacte et étonnamment en très bon état. J'ai utilisé ce temps pour tester deux paires de ski de Super G et deux paires de chaussures différentes.

Depuis 1999, vous avez disputé 14 courses à Lake Louise. Quels sont vos souvenirs?

Disons que ce n'est pas une piste qui est conçue pour moi. J'ai quand même réussi à monter sur le podium une fois (réd: en 2002 en Super G). L'an passé, j'étais satisfait de terminer 5e de la descente et 9e du Super G.

De quoi avez-vous besoin ce week-end pour pouvoir continuer la tournée vers Beaver Creek l'esprit léger?

Je dois rester prudent et ne pas avoir de trop grandes attentes. Etant donné que c'est Lake Louise, les mêmes résultats que l'an dernier seraient parfaitement acceptables.

Vos objectifs pour la saison sont, quant à eux, nettement plus élevés.

Il est normal qu'un sportif veuille constamment s'améliorer. La saison dernière, j'ai terminé 3e du général, il n'y a donc plus beaucoup d'options au-dessus de cela. Mais pour que tout fonctionne comme espéré, c'est plus vite dit que fait.

Il semble que vous avez mis l'accent sur l'entraînement de slalom...

Oui, j'ai entraîné le slalom autant que durant les dix dernières années. Pas mal, ou bien? Mais si j'additionne tout, je n'arrive finalement qu'à quatre jours. Aussitôt que la pente s'accentue, je ne suis plus très à l'aise. Si je veux rattraper mon retard en slalom, je ne devrais travailler que cette discipline durant deux ou trois ans.

Est-ce que cet entraînement technique est contre-productif au niveau des disciplines de vitesse?

Ce calcul n'a pas de sens. Je sais que le slalom ne doit pas affecter mes qualités en descente, en Super G et en géant. C'est pour cela que j'ai toujours entraîné le slalom au terme des séances d'autres disciplines. C'est-à-dire que j'effectuais encore trois ou quatre manches de slalom durant l'après-midi. Je n'ai fait qu'une seule journée de pur slalom, à Las Leñas, car les conditions de vent ne nous ont pas laissé le choix.

Quels résultats attendez-vous en super-combiné pour pouvoir dire que cet entraînement technique a porté ses fruits?

La saison passée, sans les points du super-combiné, je serais resté devant Aksel Lund Svindal au classement général. Donc chaque point que je pourrai aller chercher dans cette discipline sera important. Chaque résultat dans les 15 sera donc positif. Mais face à Svindal et Benjamin Raich, qui s'alignent dans toutes les disciplines, je suis désavantagé. Je ne peux pas me permettre beaucoup de faux pas.

Avez-vous changé quelque chose dans votre préparation estivale?

Au début de l'été, je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais. J'ai eu une inflamation d'un tendon du genou suite à mes heures d'entraînement sur le vélo. Mais je n'ai pas l'impression qu'à cause de cela j'ai manqué quoi que ce soit. Je veux que ce soit clair, ma préparation estivale est la même depuis plusieurs années. Les bons résultats que j'obtiens sur la neige ne signifient pas forcément que la préparation estivale s'est passée comme on le désirait. / si

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