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Bertogliati encore battu par un Australien au Tour d'Italie

L'Australien Matthew Lloyd (Omega) a remporté la sixième étape du Tour d'Italie à Marina di Carrara. Le Suisse Rubens Bertogliati a franchi la ligne en deuxième position après avoir accompagné Lloyd dans un long raid. L'Italien Vicenzo Nibali (Liquigas) est toujours maillot rose. Tschopp et Loosli aussi en évidence.

15 mai 2010, 10:03

La présence de deux côtes dans les monts des Apennins lors des 30 derniers kilomètres ne laissait que peu d'espoirs aux sprinters lors de cette sixième étape du Giro. Si bien que les baroudeurs s'en sont donnés à cœur joie. Matthew Lloyd (bientôt 27 ans) et Rubens Bertogliati (31 ans) sont partis 45 kilomètres après le départ de Fidenza.

Le Tessinois et le champion d'Australie sur route 2008 se sont parfaitement entendus. Mais dans la dernière côte, Rubens Bertogliati, un rouleur qui a connu son heure de gloire dans le Tour de France 2002 (victoire d'étape à Luxembourg et maillot jaune pendant deux jours), n'a pas pu résister à l'accélération du coureur des antipodes.

Le Luganais, champion de Suisse du contre-la-montre en 2009, termine pour la deuxième année de suite deuxième sur une étape du Giro. L'an dernier, il était le dauphin d'un autre Australien, Simon Gerrans lors d'une arrivée de la 14e étape à San Luca au-dessus de Bologne. «L'année passée, j'ai manqué quelque chose, pas cette fois», déclarait le coureur de l'équipe Androni-Giocatoli sur www.gazzetta.it. «Matthew Lloyd était plus fort que moi dans les montées. Je ne me suis jamais économisé durant toute l'échappée et sa fraîcheur a aussi fait la différence dans le final.»

Deux autres Suisses sont sortis de l'anonymat du peloton: Johann Tschopp et David Loosli se sont mêlés à un contre qui s'est dessiné à 40 km de l'arrivée derrière le duo de tête. Loosli n'a pas tenu longtemps tandis que Tschopp a poursuivi l'effort avec le Russe Petrov et le Colombien Sarmiento avant que le trio ne soit avalé par le peloton dans les derniers kilomètres.

Les sprinters, battus la veille par l'échappée conclue par Jérôme Pineau, ont échoué cette fois plus nettement encore. C'est pour la troisième place que l'Allemand Danilo Hondo a réglé le peloton à 1'15'' du vainqueur. Matthew Lloyd savourait sa victoire: «Le Giro est une course émouvante, romantique. Pour moi, c'est la course la plus difficile. Ce n'était pas une étape pour moi en principe. Mais, dans le cyclisme, il faut sauter sur toutes les occasions. Quand Bertogliati a eu une crevaison, je l'ai attendu. Je savais que je pourrais le distancer dans les montées. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé.»

Chemin de terre

A Montalcino aujourd'hui, l'hypothèse d'un sprint est encore plus aléatoire. D'autant que le sommet du Poggio Civitella, une montée avec un passage à 16%, est distant de moins de 5 kilomètres de l'arrivée jugée dans cette petite cité qui n'avait plus accueilli le Giro depuis 1987.

Pour la première fois, le Giro moderne utilise ces chemins de terre qui sillonnent les collines de Toscane et servent de cadre à l'Eroica, une épreuve de création récente qui se dispute chaque année en mars. /si-réd

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