Thabo Sefolosha a de l'appétit

Thabo Sefolosha (26 ans) se confie avant le début de sa cinquième saison en NBA. L'arrière vaudois du Thunder d'Oklahoma City, qui se remet d'une minifracture à l'auriculaire de la main droite, est impatient d'en découdre dès la nuit prochaine.

26 oct. 2010, 09:17

Thabo Sefolosha, comment qualifieriez-vous votre été?

Il était très chargé, et long! Il y a eu mon camp à Blonay (réd: du 5 au 17 juillet), diverses activités extrasportives. J'ai entamé cette préparation en Suisse et ai rejoint les Etats-Unis à la fin août. J'ai passé beaucoup de temps en famille, mais je me suis accordé une seule semaine de vacances.

Regrettez-vous d'avoir renoncé à évoluer avec l'équipe de Suisse en août?

Pas vraiment. J'ai ainsi eu tout loisir de me préparer. Je me sens parfaitement bien. Je suis désormais installé avec toute ma famille, dans une maison située à l'extérieur d'Oklahoma City.

Le Thunder avait créé la surprise en accédant aux play-off la saison dernière. Ressentez-vous une certaine tension?

Il n'y a pas de stress, mais une énorme envie! Tout le monde est impatient d'en découdre. Nous voulons continuer sur la lancée du dernier championnat.

Quel est l'objectif de votre équipe?

Nous voulons continuer à progresser tout en gardant la tête sur les épaules. Nos dirigeants n'ont pas besoin de nous fixer un objectif précis. Nous sommes des professionnels. Nous allons tous travailler très fort pour nous retrouver à nouveau en play-off.

Vous faisiez partie du deuxième meilleur cinq défensif de la dernière saison NBA. Etait-ce un aboutissement?

Non. Cela m'a ouvert l'appétit. C'est une motivation supplémentaire pour la saison à venir. J'ai mis quatre ans pour avoir droit à cette reconnaissance. Je ne veux pas m'arrêter là. Je veux faire partie des cinq meilleurs joueurs défensifs de la ligue. Je veux avoir un impact encore plus important sur le jeu de mon équipe.

N'est-ce pas parfois frustrant de ne pas être un joueur offensif?

Cela me convient tant que l'équipe obtient des résultats, que je dépasse mes limites et que le coach est satisfait de moi. C'est pour dépasser mes limites que je fais du sport. Ma mentalité, c'est de débuter chaque rencontre avec une intensité maximale. Je n'ai jamais ressenti le besoin de me trouver sous les feux de la rampe.

Vous évoluez à Oklahoma City depuis février 2009, après avoir été échangé par Chicago. Aviez-vous imaginé y connaître le succès aussi rapidement?

Je n'aurais pas pu rêver mieux. La situation était idéale pour moi au départ puisque je débarquais dans un club qui gagnait alors peu de matches. Une année et demie plus tard, notre effectif est déjà compétitif. Le futur lui appartient. /si