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Heureux «hasard»

On ne l?attendait pas à pareille fête lors de ses premiers Mondiaux! Raffaele Sannitz, le Tessinois buteur et appelé de dernière minute, est aussi heureux que modeste Le 18 février dernier, quand l'équipe de Suisse, glorieuse journée, s'offrait le grand Canada aux Jeux, Raffaele Sannitz patinait grimaçant sur la glace de Cologne. Son club, Lugano, profitait de la trêve olympique pour effectuer quelques tours et détours amicaux. «C'est le speaker qui nous a appris le résultat, on était tous frustrés d'avoir raté ça» raconte le jeune homme.

12 mai 2006, 12:00

Trois mois plus tard, c'est son nom que le préposé au micro de la Skonto Arena a prononcé à deux reprises. Buteur heureux de la Suisse mercredi soir, le Tessinois de 23 ans - il les fêtera le 18 mai - était naturellement entouré par tous les médias hier. En italien, «mais aussi en français et en allemand», il racontait sa joie de faire «partie de ce groupe». Il revenait également sur ses deux buts, sortis de l'on ne sait où!

L'influence de Jeannin

C'est que pour sa première expérience internationale, il a fait fort, «Raffy» Sannitz, effaçant au passage le souvenir du but de Luca Cereda il y a trois ans face à l'Allemagne lors d'un match amical, dernière inscription tessinoise sur les fiches de buteur de la sélection nationale. Deux buts, deux émotions. Sur le premier (le 3-2), il n'a que peu bronché. Sur le second (le 4-4), ce fut le délire. «Je ne me suis pas trop posé de questions, je crois que je ne me suis pas rendu compte que je venais de marquer mon premier but en équipe nationale. Par contre, sur la deuxième réussite, j'ai compris tout de suite l'importance que valait ce but.» Un point et trois couronnes.

L'homme est heureux, mais modeste. «Franchement, c'est un hasard que je marque ces deux buts. Ça aurait très bien pu tomber sur Jeannin ou Lemm, mes coéquipiers de jeu, qui avaient eux aussi de belles opportunités!»

Tiens, Sandy Jeannin! A ses côtés, Raffaele Sannitz flambe depuis deux mois. «Sa présence m'est précieuse» concède-t-il. A la Resega, les deux hommes - accompagné de Hentunen - se sont trouvé des affinités depuis les play-off. A Riga, c'est Romano Lemm qui complète le trio. «Nous avons également effectué une rocade avec Sandy, puisque j'évolue au centre d'habitude. Mais ça ne change pas grand-chose.» La preuve en deux buts.

Pourtant, Raffaele Sannitz n'avait pas forcément bien entamé cette quinzaine lettone, collectionnant quatre pénalités mineures lors de la première partie face à l'Italie. De la nervosité? «Non, je ne me suis pas encore adapté à la ligne de conduite à suivre durant ces Mondiaux» expliquait-il il y a quatre jours. Le joueur de Lugano trouvait, au passage, les arbitres un peu sévères à son égard.

Invité de dernière minute

Le grand bonhomme de Mendrisio (187 cm, 95 kg) est sorti grandi de son expérience en AHL. Lors de la saison 2004-2005, Raffaele Sannitz a disputé 53 matches sous les couleurs des Syracuse Crunch. «Cette année aux Etats-Unis lui a beaucoup apporté. Il possède une force de présence assez impressionnante devant le but adverse» notait Ralph Krueger.

Séduit par les play-off du jeune Sannitz avec Lugano (13 points en 17 matches), le sélectionneur national l'invitait - en dernière minute - à participer à la préparation helvétique. On connaît la suite. «Je souhaite encore élever mon niveau de jeu, je sais que je peux faire mieux» répond le nouveau buteur suisse.

On le croit volontiers. / RKO

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