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Aurélien Clerc en joker

Le seul Romand de l'équipe de Suisse pour l'épreuve sur route des élites était confiant avant d'arriver à Salzbourg. Le sprinter de Vevey espère tirer son épingle du jeu demain. Savary explique sa tactique Ne cherchez pas trop, il n'y aura qu'un seul Romand au départ de l'épreuve-reine des Mondiaux. Il s'agit du Vaudois Aurélien Clerc (27 ans). Le sprinter de Vevey prendra le départ de la course élites avec un rôle qui lui convient bien: celui de joker. Après une bonne fin de Vuelta, le coureur de Phonak affiche une belle confiance.

23 sept. 2006, 12:00

Si beaucoup ont été étonnés de voir le nom du Vaudois (176 cm, 71 kg) dans la sélection de René Savary, Aurélien Clerc n'a pas été surpris. «Je m'y attendais quand même un peu, livre-t-il. Cette période de l'année me convient en général bien et je n'ai pas trop mal marché ces derniers temps.» Sa troisième place lors de la dernière étape de la Vuelta en atteste. Il avait encore remporté le sprint du peloton vendredi sur les routes espagnoles. Avec sa victoire lors de la classique de Alcobendas, il est certain que ce coureur a franchi un palier cette saison.

«Je suis assez frais et en confiance, assure-t-il. J'ai observé une bonne pause en juillet et j'arrive encore en forme à ces Mondiaux. Je n'ai pas fait la dernière semaine à fond lors de la Vuelta. Je peux ainsi me présenter ici avec encore quelques réserves.» Dans lesquelles il faudra certainement puiser pour rester dans le coup jusqu'au bout.

«Mon objectif est de m'accrocher et d'arriver avec les 50 meilleurs en fin de course. Il s'agira d'être devant durant les derniers tours. Ensuite, tout est possible. Franchement, mon rôle de joker me convient bien. De toute façon, notre équipe ne va pas supporter le poids de la course. Nous aurons tout de même quelques bons atouts, dont Grégory Rast qui marche bien ces temps.» Cela paraît un peu léger face aux grosses locomotives italiennes, belges et espagnoles, mais on ne sait jamais.

Mais si la Suisse ne possède pas de Bettini, Boonen ou Valverde, elle pourra compter sur Aurélien Clerc en cas de sprint massif. «J'aime quand ça frotte, admet le Vaudois. C'est dans ces conditions que je m'exprime le mieux. Comme lors de beaucoup de Mondiaux, c'est au sprint que ça va se jouer. Le circuit ne me paraît pas assez sélectif. Il y a certes une belle bosse, mais elle ne fera pas la sélection.»

Aurélien Clerc est, en tout cas, arrivé avec l'esprit libéré. Sa récente signature pour l'équipe française Bouygues-Télécom lui a permis de vivre une fin de saison tranquille. «C'était l'idéal de trouver une formation comme celle-là. C'était l'équipe où j'avais envie d'aller. Avec un peu de recul, avoir signé ce contrat de deux ans est la meilleure chose qu'il me soit arrivée cette saison.» Surtout après la dissolution de Phonak / JCE

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