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A quinze jours de l'Euro, Frei est gonflé à bloc

Après cinq jours de camp au Tessin, Alexander Frei ne sent pas encore la pression. Mais le capitaine se dit «gonflé à bloc». Gonflé et prêt à soutenir le siège, Alexander Frei. «Nous avons abattu un travail de grands professionnels durant ces cinq premiers jours. Mais ici, au Tessin, c'est encore de la rigolade. La vraie pression, pour nous, ce sera la dernière semaine avant le jour J, la toute dernière ligne droite à Feusisberg. J'espère que chacun sera prêt pour tenir le coup. Moi, je le serai.»

24 mai 2008, 12:00

Mordicus. Le capitaine n'a pas changé son fusil d'épaule. Une tête, Frei. Il l'a dit, redit et reredit hier. «C'est le 7 juin qu'il faut viser, contre les Tchèques.» Vous avez dit pression? Plutôt confiance. Malgré tous les pépins qui se sont abattus sur l'équipe. «Tout cela fait partie de la vie d'un groupe. Je suis très malheureux pour von Bergen, blessé à la main. Ça doit faire bizarre...» Et Patrick Müller? «Müller, c'est Müller, difficile à remplacer.» Et Frei, c'est Frei. «Le fait d'avoir pu rejouer depuis avril avec Dortmund, de marquer sept buts mais aussi de faire marquer des buts m'a donné du courage. Je pense que chaque cas est différent, mais moi j'avais absolument besoin de cela.»

Avec un Euro et un Mondial derrière lui, le numéro 9 apparaît en appétit. «Je suis beaucoup plus mûr aujourd'hui. A 28 ans, j'attaque la deuxième partie de ma carrière. Je sais aujourd'hui ce que je devrai faire et ne pas faire durant le tournoi pour ne rien gaspiller.» Il n'entend pas porter seul la casquette du messager («Ludo» et «Zubi» sont aussi là pour m'aider dans ce rôle»), mais il frappe du poing sur la table pour aller à l'essentiel. «Nous pouvons écrire l'histoire.» Et un peu plus loin: «Nous voulons écrire l'histoire!»

Deux attaquants contre la Slovaquie - ce que Köbi Kuhn devait confirmer quelques minutes plus tard -: le signe que la Suisse ira «chercher» son Euro? «Les décisions lui appartiennent. C'est l'état d'esprit qui compte.» Et si on lui demande d'occuper une position un peu plus tournante autour de Marco Streller? «J'ai déjà connu tous les registres dans ma carrière. En duo, seul, ou à trois devant comme à Rennes. Je peux m'adapter. Si Köbi Kuhn me demande mon avis, je le lui donnerai, simplement. Mais n'oublions pas Eren Derdiyok et Thomas Häberli, ils sont aussi dans le coup.»

La Suisse, «Freidépendante» sur le plan offensif, redonnera-t-elle de la voix dans les temps? «Je maintiens que l'équipe va surprendre. Par sa fraîcheur notamment. Pour l'instant, remettons vitesse et percussion dans le jeu. Tout le pays, malheureusement, n'est pas encore convaincu. A nous de faire en sorte qu'il le devienne.» / CMO

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